La CPME tire un coup de semonce

Depuis maintenant plusieurs semaines, la CPME alerte, en vain, sur les inquiétudes mais également sur l’exaspération grandissante de ces chefs d’entreprise de TPE-PME qui se battent au quotidien pour faire vivre et développer leur entreprise en France.

C’est maintenant aux dirigeants de grandes entreprises de se faire entendre. Combien faudra-t-il de délocalisations, de disparitions d’entreprises et de chômeurs supplémentaires pour qu’on comprenne que l’alerte du monde patronal est sérieuse ?

Si les grandes entreprises et les TPE-PME sont différentes à bien des égards, elles contribuent à faire vivre le tissu économique français à travers les territoires. Les unes comme les autres sont confrontées à la même avalanche de normes et de lourdeurs administratives, à la même instabilité fiscale et règlementaire, à la même augmentation larvée du coût du travail. 

Le diagnostic est désormais connu. Le déficit public asphyxie chaque jour davantage le monde entrepreneurial. Et pourtant, la réforme de l’action publique est constamment repoussée. 

En 2025, les dépenses publiques vont continuer à augmenter et la pression fiscale sur les entreprises va, contrairement aux promesses, s’accentuer. 

Parallèlement, les textes encadrant les moindres faits et gestes des entreprises se multiplient. Alors que la nouvelle administration américaine annonce un plan de 500 milliards de dollars pour le déploiement de l’intelligence artificielle (IA), l’Europe adopte un « IA act » pour règlementer son utilisation et la France, jamais à la traine, imagine une « charte d’engagement pour une IA responsable et inclusive ». Tout est dit. Deux salles, deux ambiances. 

Il est temps que les décideurs politiques comprennent que leurs atermoiements sont suicidaires pour notre économie, pour les grandes comme pour les petites entreprises, et pour ceux qui les font vivre au quotidien. 

Il ne s’agit pas d’un appel au secours mais d’un coup de semonce.

Comment faciliter l’accès des PME aux financements européens ?  

 Le  15 janvier 2025, la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) ont publié leur enquête sur l’accès au financement des entreprises. Globalement, les résultats montrent que celles-ci ont bénéficié en 2024 de meilleures conditions de financement par rapport à l’année précédente, sans pour autant retrouver les niveaux atteints avant le Covid.

Réalisée auprès de 16 000 entreprises à travers l’UE (dont 92% de PME), l’enquête met en lumière les différentes problématiques freinant l’accès des PME aux financements européens et propose différentes solutions pour y remédier :

  • Simplifier les procédures de demande de financement pour les PME ;
  • Faciliter l’accès aux prêts bancaires en réduisant les exigences de garantie ou de sûreté et proposer des taux d’intérêt plus avantageux ;
  • Diversifier les sources de financement, notamment grâce à l’utilisation de fonds propres ou via un accès facilité au crédit commercial ;
  • Lutter contre les retards de paiement ;
  • Accompagner les PME dans les négociations avec les institutions financières ;
  • Soutenir la croissance des entreprises innovantes.

Toutefois, le rapport précise que ces solutions ne peuvent être uniformes et que, si elles veulent être efficaces, celles-ci doivent être adaptées aux spécificités de chaque PME. Seule une approche globale, alliant entrepreneurs, institutions financières et pouvoirs publics pourra permettre de répondre aux défis et contraintes freinant la croissance et la compétitivité des PME.

Rapport complet disponible

La nouvelle obligation de partage de la valeur

Podcast 🎙️

Entrée en vigueur le 1er janvier 2025 pour les entreprises de 11 à 49 salariés, cette nouvelle règle impose aux entrepreneurs de choisir parmi plusieurs options.

Qui est concerné ? Quelles sont les modalités de mise en place ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Toutes les réponses en moins de 10 mn par Eric Chevée, chef d’entreprise dans le commerce d’ameublement et vice-président de la CPME en charge des affaires sociales.

Ecoutez ce 8ème numéro de la série : « Focus PME : le podcast des experts de la CPME », qui propose des explications resserrées et pratiques d’experts de la CPME sur les sujets clés de l’actualité des entreprises.

https://swll.to/jwuSla

Les nouvelles exigences de la facturation électronique

Podcast 🎙️

🔎 Pour vous aider à mieux comprendre la réforme de la facturation électronique qui entrera en vigueur le 1er janvier 2026, et prendre les bonnes décisions, Benedicte Caron, dirigeante et vice-présidente en charge des Affaires économiques de la CPME vous guide sur les premières étapes à suivre pour réussir cette transition et limiter les risques.

👉 Il s’agit du huitième numéro de la série : « Focus PME : le podcast des experts de la CPME ». Cette série propose des explications resserrées et pratiques d’experts de la CPME sur les sujets clés de l’actualité des entreprises.

https://lnkd.in/eyWGgSUb

Réforme de la facturation électronique : comprendre et anticiper

La réforme de la facturation électronique entrera en vigueur le 1er janvier 2026. Elle s’accompagne d’une obligation de transmettre ses données de transactions et de paiement. Cette réforme impose des échéances à anticiper pour garantir une gestion fluide de vos factures.

À savoir : l’État a fait le choix de ne plus créer de portail public de facturation. Les entreprises devront donc obligatoirement utiliser des plateformes de dématérialisation partenaires immatriculées (PDP) pour gérer leurs flux de factures. Le choix de plateforme doit être anticipé mais il ne faut pas forcément se précipiter. En effet, si une liste des plateformes de dématérialisation partenaires sous réserve (PDP) a été publiée dans un souci de lisibilité, la levée des réserves n’interviendra qu’après les tests techniques et fonctionnels.

Pour vous aider à mieux comprendre cette réforme et prendre les bonnes décisions, écoutez le podcast de Bénédicte Caron, dirigeante et vice-présidente en charge des Affaires économiques de la CPME. Elle vous guide sur les premières étapes à suivre pour réussir cette transition et limiter les risques. Une fiche explicative est également disponible pour vous accompagner.

Retrouver le podcast des experts de la CPME : Les nouvelles exigences de la facturation électronique

Pour en savoir plus : notre fiche pratique

Finances publiques : l’impuissance publique ne doit pas être une fatalité

Le dérapage des finances publiques semble désormais hors de contrôle. Le déficit des comptes 2024, initialement prévu à hauteur de 5,1% du PIB, est annoncé à 5,7%. Pour mémoire en 2020, au pire du Covid et à l’époque du « quoi qu’il en coûte », le déficit public était de 9%. Et ce, alors que l’argent public coulait à flot. Mais au moins on savait pourquoi.

Après l’Etat, les collectivités territoriales rentrent dans la danse des dépenses incontrôlées.  Ainsi, sur un an, les dépenses de fonctionnement des collectivités ont progressé de 7%… au même rythme que l’augmentation des produits de la fiscalité directe locale. Et il est désormais à craindre que cette augmentation des frais de fonctionnement ne se fasse au détriment des investissements, pourtant utiles à l’activité d’un grand nombre d’entreprises.

Dans ce contexte, la CPME tire le signal d’alarme. Elle rappelle la fragilité actuelle du tissu économique, illustrée par un nombre record de défaillances d’entreprises. L’inquiétude gagne du terrain dans les entreprises et les carnets de commandes se dégarnissent, incitant les entreprises à suspendre les investissements.

Ce ralentissement de l’activité n’est évidemment pas sans conséquence sur les rentrées fiscales qu’il s’agisse de la TVA ou de l’impôt sur les sociétés dont les recettes sont en baisse.

Il est désormais plus qu’urgent de réduire les dépenses publiques et de prendre enfin les décisions courageuses qui s’imposent en réformant l’action publique. La solution de facilité consistant à augmenter davantage encore les prélèvements obligatoires ne ferait qu’accélérer la catastrophe en décourageant ceux qui font tourner l’économie de notre pays, déjà champion d’Europe des prélèvements obligatoires.

Rappelons également que la progression des salaires dans les entreprises privées dépasse l’inflation. L’urgence n’est donc pas de s’immiscer dans la gestion des entreprises. Elle est de ne pas laisser la sphère publique hors de contrôle. L’impuissance publique ne doit pas être une fatalité. Il est temps de reprendre le volant.

Fortes chaleurs : quelles mesures de prévention mettre en œuvre ?

Les fortes chaleurs présentent des risques. Pour les éviter, le ministère du Travail précise les précautions que doivent prendre les employeurs pour préserver la santé de leurs salariés. Le point sur ces mesures et téléchargez le kit de communication pour informer et prévenir ces difficultés dans votre entreprise.  

Mesures générales :

  • Mettre à disposition de l’eau potable et fraîche 🥤💧
  • Fournir aux salariés des moyens de protection contre les fortes chaleurs et/ou de rafraîchissement 👒
  • Renouveler l’air de façon à éviter les élévations exagérées de température dans les locaux de travail fermés 🌀
  • Prendre en compte et retranscrire dans le « document unique d’évaluation des risques » les risques liés aux ambiances thermiques et adopter les mesures de prévention permettant d’assurer la santé et la sécurité des salariés 📝

Mesures qui s’appliquent au secteur du BTP : 🚧

  • Mettre à la disposition des travailleurs un local de repos adapté aux conditions climatiques ou aménager le chantier de manière à permettre l’organisation de pauses dans des conditions de sécurité équivalentes ;
  • Mettre à disposition des travailleurs trois litres d’eau potable et fraîche au minimum par jour et par salarié ; 3 L
  • S’assurer que le port des protections individuelles et les équipements de protection des engins sont compatibles avec les fortes chaleurs ;
  • Prendre les mesures organisationnelles adéquates pour que les travaux se fassent sans exposer les salariés, tels que l’aménagement d’horaires ⏱

Les mesures supplémentaires en cas d’alerte « vigilance rouge » par Météo France, préconisées par le ministère du travail sont les suivantes :

Procéder à une réévaluation quotidienne des risques encourus par chacun des salariés en fonction :

  • de la température et de son évolution en cours de journée ;🔍📈
  • de la nature des travaux devant être effectués, notamment en plein air ou dans des ambiances thermiques présentant déjà des températures élevées, ou comportant une charge physique ;
  • de l’âge et de l’état de santé des travailleurs.

En fonction de cette réévaluation des risques :

  • Ajuster l’aménagement de la charge de travail, des horaires et plus généralement de l’organisation du travail pour garantir la santé et la sécurité des travailleurs pendant toute la durée de la période de vigilance rouge. Une attention particulière doit être portée aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de pathologies chroniques ou en situation de handicap, etc.
  • Décider de l’arrêt des travaux si l’évaluation fait apparaître que les mesures prises sont insuffisantes, notamment pour les travaux accomplis à une température très élevée et comportant une charge physique importante, par exemple travaux d’isolation en toiture ou de couverture, manutention répétée de charges lourdes.

Pour toute information complémentaire, l’employeur peut contacter la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) et l’Inspection du travail.

Il peut également se renseigner auprès d’un service de prévention et de santé au travail.

Documents utiles

Pour informer, sensibiliser et prévenir aux risques liés aux fortes chaleurs, téléchargez le kit de communication ci-dessous.

Rapport d’activité 2023 de la CPME

Faits marquants, dossiers phares, mesures obtenues pour les TPE-PME,  témoignages : notre rapport d’activité revient sur une année dense, marquée notamment par la réforme des retraites et l’accord sur le partage de la valeur.

En 2023, la CPME a sensibilisé l’exécutif sur l’enjeu essentiel de la simplification et plaidé pour un remède efficace : le « test PME » à réaliser avant d’adopter tout texte qui impacte les entreprises. Proposition qui a été entendue par la Première ministre, Élisabeth Borne, venue le 30 novembre 2023 annoncer à Impact PME, la journée nationale de la CPME, la mise en place de ce test.  

Plongez-vous dans ce rapport qui revient sur les objectifs stratégiques, les actions menées et les résultats obtenus par la CPME, comme les 31 mesures économiques, sociales, environnementales et européennes, adoptées par les pouvoirs publics, à son initiative.

« C’est en transformant l’action publique que l’on pourra enfin desserrer l’étau qui étouffe les chefs d’entreprise. » – François Asselin, Président de la CPME

PME, un guide pratique des mesures de soutien aux entreprises en difficulté

Vous vous demandez qui contacter lorsque vous rencontrez des difficultés au sein de votre entreprise ? Dans un tel cas, vous avez besoin de conseils pratiques et d’outils essentiels ? Vous souhaitez connaître les différentes procédures collectives qui existent ? La CPME a élaboré un guide sur les mesures de soutien aux entreprises en difficulté, pour vous aider à y voir plus clair.

Ce guide vous permettra d’appréhender au mieux ces difficultés et d’avoir en tête les questions utiles à se poser pour anticiper et gérer cette étape.