Facturation électronique bientôt obligatoire : comment mettre sa PME en conformité ?

Le 1er septembre 2026 ouvre la première étape de la généralisation de la facturation électronique, avec l’obligation pour toutes les entreprises de pouvoir réceptionner des e-factures au format conforme. À quelques semaines de cette obligation réglementaire, quelques conseils pratiques des Entrepreneurs, co-rédigés avec Kolecto, solution de gestion pour TPE-PME affiliée au Groupe Crédit Agricole, et partenaire fondateur de la Grande Assemblée des Entrepreneurs.

Plateforme Agréée (PA) vs. Solution Compatible (SC) : quel outil choisir ?

Pour répondre aux exigences de la réforme de la facturation électronique, deux types de dispositifs se présentent à vous :

– La Plateforme Agréée (PA) : c’est le « tout-en-un ». Un opérateur privé incontournable immatriculé par l’État qui gère, automatise et transmet directement l’ensemble de vos factures de bout en bout.

– La Solution Compatible (SC) : cela peut être votre logiciel actuel (ou votre ERP). Il est capable de générer une facture au bon format, mais il n’a pas le droit de la transmettre tout seul : il doit obligatoirement être branché à une Plateforme Agréée pour l’envoyer.

Pour identifier la configuration idéale pour votre structure, voici 4 situations concrètes d’entreprises et les recommandations d’équipement associées :

1 – Vous êtes une microentreprise, une TPE ou une PME avec un faible volume de factures (80 à 200 factures par an)

Dans ce cas, une Solution Compatible (SC) reliée à une Plateforme Agréée (PA) est généralement suffisante. Vous avez besoin d’un outil simple et léger, adapté à un volume limité de factures, sans multiplier les fonctionnalités inutiles.

2 – Vous êtes une TPE ou une PME structurée émettant entre 600 et 1 000 factures par an

Une Solution Compatible (SC) connectée à une ou plusieurs Plateformes Agréées (PA) constitue souvent le meilleur choix. Cette configuration permet de bénéficier d’une automatisation plus poussée, d’un meilleur suivi des encaissements et d’une gestion plus efficace des flux de facturation.

3 – Vous êtes une PME industrielle qui traite environ 3 000 factures par an via un ERP

La priorité est de vérifier que votre ERP est compatible avec une Plateforme Agréée (PA). Une intégration fluide entre les deux outils évitera les doubles saisies manuelles, limitera les risques d’erreur et garantira la transmission sécurisée des factures électroniques.

4 – Vous dirigez une PME multi-entités, par exemple un groupe régional composé de plusieurs filiales

Pour une organisation gérant environ 1 500 factures par an et par filiale, le recours à une Plateforme Agréée (PA) est généralement le plus pertinent. Une telle solution permet d’interconnecter les différents logiciels métiers, d’harmoniser les pratiques entre les entités, de supprimer les doubles saisies et de faciliter la consolidation des données financières au niveau du groupe.

Comment choisir votre Plateforme Agréée ? Les critères indispensables à prendre en compte

Face à la multiplicité des offres sur le marché, le choix de votre équipement ne doit rien au hasard.

La première étape incontournable est d’ordre légal : le dirigeant doit impérativement s’assurer que l’outil retenu figure bien sur la liste officielle des plateformes agréées sur impots.gouv.fr.

Une fois cette conformité validée, la décision doit s’équilibrer autour de 5 critères fondamentaux issus des réalités du terrain :

  • L’accessibilité et la simplicité d’usage : l’outil doit être intuitif pour vous comme pour votre expert-comptable. Si vous êtes fréquemment en déplacement, privilégiez une solution dotée d’une application mobile ou sur tablette pour piloter votre activité partout.
  • La sécurité et la pérennité de l’éditeur : si toutes les plateformes immatriculées répondent au lourd cahier des charges de sécurité de l’État, veillez à vérifier la solidité financière de l’éditeur, son modèle économique, pour vous assurer d’un accompagnement et de mises à jour sur la durée.
  • La compatibilité avec vos outils existants : la solution retenue doit s’intégrer sans rupture à votre écosystème informatique actuel, qu’il s’agisse d’un logiciel de caisse, d’un outil de pré-comptabilité ou d’un ERP métier (BTP, industrie, etc.).
  • La qualité du service après-vente (SAV) : la transition numérique nécessite un vrai support humain. Un bon SAV doit être réactif, basé en France et composé d’experts facilement joignables par téléphone ou chat en cas de blocage technique.
  • Une tarification transparente et modulaire : le modèle économique de la plateforme doit être clair et sans coûts cachés. Le prix payé doit être proportionnel à l’utilisation réelle et aux besoins fonctionnels de votre TPE/PME.

De plus, dans un contexte international marqué par des enjeux croissants de souveraineté

numérique et de protection des données, il est recommandé de prêter une attention particulière à l’origine des solutions et de privilégier celles détenues ou financées par des acteurs français (à minima européens), afin de renforcer la confiance dans le traitement et la sécurité des données.

Mise en conformité à la facturation électronique : votre plan d’action en 5 étapes pratiques

La mise en conformité réglementaire nécessite une anticipation méthodique. Les chefs d’entreprise doivent engager dès à présent un plan d’action structuré :

1. Le choix et la désignation formelle de votre Plateforme Agréée (PA) : une fois votre opérateur retenu, l’accès se sécurise par un accord formel ou par la signature d’un mandat de désignation si vous déléguez cette démarche à votre expert-comptable.

2. La connexion de vos outils existants : si vous conservez votre logiciel de gestion actuel (solution compatible), il est impératif de configurer son interface pour qu’il communique nativement avec votre Plateforme Agréée.

3. Le paramétrage des flux : cette étape consiste à cartographier et intégrer vos circuits de facturation (qui émet la facture, qui la valide, et selon quelle cinématique jusqu’au paiement).

4. Le nettoyage et la consolidation des données : c’est un prérequis légal indispensable. Vos fichiers clients et fournisseurs doivent être audités pour intégrer systématiquement les mentions obligatoires : numéros SIRET, adresses exactes, codes TVA intracommunautaire et montants de TVA.

5. La phase de test sur le pilote national : n’attendez pas l’échéance légale. Il est d’ores et déjà possible de tester l’acheminement de vos flux sur le pilote officiel de la DGFiP afin de stabiliser vos processus à blanc, sans enjeu de contrôle fiscal.

Transformez la contrainte légale en levier compétitivité trésorerie

Au-delà de l’obligation administrative, cette réforme est une réelle opportunité pour optimiser la gestion de votre TPE/PME. Elle vous permet d’arrêter de naviguer à vue et de passer d’une gestion réactive à un vrai pilotage stratégique de votre entreprise.

– Libérez du temps et réduisez vos coûts : l’automatisation élimine la paperasse, les recherches de justificatifs et les saisies manuelles sources d’erreurs. Résultat sur le terrain : jusqu’à 5 heures gagnées[1] par semaine et 12 € d’économies par facture traitée.

– Accélérez vos encaissements : vos factures partent dès la prestation réalisée et vos partenaires les reçoivent sans délai. Quelques jours gagnés sur chaque envoi, c’est du cash qui rentre plus vite sur votre compte bancaire.

– Sécurisez votre trésorerie : grâce au suivi en temps réel et à l’automatisation des relances, vous réduisez vos délais de paiement et diminuez votre besoin en fonds de roulement (BFR). Vous réduisez ainsi jusqu’à 30 % de factures impayées en moins et évitez les découverts imprévus.

Entrepreneurs et dirigeants de TPE-PME : entourez-vous de vos partenaires de proximité

Réussir cette transition ne se fait pas seul. Pour avancer sereinement, appuyez-vous sur votre écosystème habituel : experts-comptables, administrations, chambres consulaires, banques, organisations patronales et fédérations professionnelles. Ces acteurs sont souvent les mieux placés pour vous orienter vers les solutions adaptées à votre activité.

L’État met également à votre disposition plusieurs ressources gratuites pour vous accompagner :

En complément de ces ressources institutionnelles, vous pouvez également accéder aux ressources gratuites de Kolecto :

[1] Étude réalisée par Kolecto sur un panel de 100 utilisateurs, au 1er trimestre 2024, éditant en moyenne 30 factures par mois.

Chaleur : rappel des obligations pour l’employeur

Afin de protéger les salariés exposés aux risques de la chaleur, l’employeur doit mettre en place des mesures de prévention et l’intégrer dans son DUER.

Le décret du 27 mai 2025 introduit de nouvelles obligations en matière de prévention pour l’employeur.  L’objectif est de protéger les salariés contre les risques liés à la chaleur, tels que :

  • la dégradation des conditions de travail ;
  • les accidents du travail ;
  • la fièvre ;
  • la migraine ;
  • les crampes ;
  • la déshydratation, les coups de chaleur…

Quels sont les seuils de vigilance ?

 L’arrêté du 27 mai 2025 définit plusieurs seuils de vigilance météorologique fixés par Météo-France :

  • vigilance verte : veille saisonnière sans vigilance particulière ;
  • vigilance jaune : pic de chaleur (exposition sur une période de 1 à 2 jours à une chaleur intense présentant un risque pour la santé humaine en raison des conditions de travail ou de leur activité physique) ;
  • vigilance orange : période de canicule (chaleur intense et durable susceptible de constituer un risque sanitaire pour l’ensemble de la population exposée) ;
  • vigilance rouge : période de canicule extrême (canicule exceptionnelle par sa durée, son intensité, son ampleur géographique qui présente un fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population ou qui pourrait entraîner l’apparition d’effets collatéraux de continuité d’activité).

Un « épisode de chaleur intense » correspond à l’atteinte du seuil des niveaux de vigilance jaune, orange ou rouge.

Les « périodes de canicule », qui ouvrent droit au bénéfice de l’indemnisation des arrêts de travail dans les entreprises du BTP, se caractérisent par l’atteinte du seuil des niveaux de vigilance orange ou rouge.

 Quelles sont les nouvelles mesures de prévention ?

 Le décret du 27 mai 2025 énumère une liste de mesures que l’employeur doit prendre afin de lutter contre les épisodes de chaleur intense :

  • utilisation de procédés de travail ne nécessitant pas d’exposition à la chaleur (ou nécessitant une exposition moindre) ;
  • modification de l’aménagement et de l’agencement des lieux et postes de travail ;
  • adaptation de l’organisation du travail (comprend les horaires de travail) pour limiter la durée et l’intensité de l’exposition. Des périodes de repos peuvent être prévues ;
  • mise en œuvre de moyens techniques pour réduire le rayonnement solaire sur les surfaces exposées ou pour prévenir l’accumulation de chaleur dans les locaux de travail (exemples : pare-soleil, ventilateurs, brumisateurs…) ;
  • augmentation, autant que possible, de l’eau potable fraîche mise à disposition des travailleurs. L’employeur doit fournir aux salariés une quantité d’eau potable fraîche suffisante et prévoir un moyen pour maintenir au frais l’eau destinée à la boisson à proximité des postes de travail ;
  • choix d’équipements de travail appropriés permettant de maintenir une température corporelle stable ;
  • fourniture d’équipements de protection individuelle permettant de limiter ou de compenser les effets des fortes températures ou de se protéger des effets des rayonnements solaires ;
  • information et formation adéquates des travailleurs, d’une part, sur la conduite à tenir en cas de forte chaleur et, d’autre part, sur l’utilisation correcte des équipements de travail et des équipements de protection individuelle de manière à réduire leur exposition à la chaleur à un niveau « aussi bas qu’il est techniquement possible ».

Le décret ajoute qu’en l’absence d’eau courante, l’employeur doit assurer la mise à disposition d’au moins 3 litres d’eau par jour par travailleur.

Afin d’assurer la santé et la sécurité des salariés en cas de fortes chaleurs, l’employeur doit intégrer le risque de fortes chaleurs dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).

Documents utiles

l’instruction adressée par la Direction générale du travail aux services de l’inspection du travail

l’infographie publiée par le ministère à destination des employeurs

Consulter la page dédiée à ce sujet sur le site du ministère du Travail

Flyer Fortes chaleurs : employeurs, adoptez les bons gestes

Rappel : mesures de protection des salariés en cas d’épisodes de chaleur intense

Seuils de vigilance jaune, orange et rouge de Météo-France

Depuis le 1er juillet 2025, un décret et un arrêté du 27 mai 2025, publiés au Journal officiel du 1er juin 2025, ont renforcé ces obligations.

Une évaluation spécifique des risques liés à la chaleur

En cas d’épisodes de chaleur intense, et notamment lorsque les seuils de vigilance orange ou rouge sont atteints selon Météo-France, les employeurs doivent procéder à une évaluation spécifique des risques liés à l’exposition de leurs salariés à la chaleur.

Cette vigilance concerne tout particulièrement les salariés amenés à travailler à l’extérieur.

À l’issue de cette évaluation, les employeurs doivent définir des mesures ou actions de prévention destinées à réduire ces risques.

Les mesures de prévention pouvant être mises en place

Ces mesures ou actions peuvent notamment consister à :

  1. Mettre en œuvre des procédés de travail ne nécessitant pas d’exposition à la chaleur, ou nécessitant une exposition moindre ;
  2. Modifier l’aménagement et l’agencement des lieux et postes de travail afin de limiter l’exposition des salariés ;
  3. Adapter l’organisation du travail, notamment les horaires, afin de limiter la durée et l’intensité de l’exposition à la chaleur, et prévoir des périodes de repos ;
  4. Utiliser des moyens techniques permettant de réduire le rayonnement solaire sur les surfaces exposées ;
  5. Augmenter, autant que nécessaire, la quantité d’eau potable fraîche mise à disposition des salariés, la maintenir au frais tout au long de la journée et la placer à proximité des postes de travail exposés, notamment ceux situés à l’extérieur ;
  6. Choisir des équipements de travail appropriés, permettant, compte tenu du travail à accomplir, de maintenir une température corporelle stable ;
  7. Fournir des équipements de protection individuelle, permettant de limiter ou de compenser les effets des fortes températures, ou de protéger les salariés des effets des rayonnements solaires directs ou diffusés ;
  8. Informer et former les salariés sur la conduite à tenir en cas de forte chaleur, ainsi que sur l’utilisation des équipements de travail et des équipements de protection individuelle, afin de réduire leur exposition à la chaleur à un niveau aussi bas qu’il est techniquement possible d’atteindre.

Pouvoirs de l’inspection du travail

Les inspecteurs du travail disposent du pouvoir de mettre en demeure les employeurs en cas de manquement à ces dispositions.

Le délai minimum d’exécution de cette mise en demeure est fixé à 8 jours.

Documents utiles

le décret du 27 mai 2025

l’arrêté du 27 mai 2025

l’instruction adressée par la Direction générale du travail aux services de l’inspection du travail

l’infographie publiée par le ministère à destination des employeurs

Consulter la page dédiée à ce sujet sur le site du Ministère du Travail

Loi de simplification de la vie économique : des avancées attendues pour les PME

Après un parcours législatif de près de deux ans, marqué par de nombreux débats et rebondissements, la loi de simplification de la vie économique a été publiée au Journal officiel le 27 mai 2026.

Mobilisée tout au long des discussions parlementaires, la CPME a défendu les intérêts des TPE, PME et PMI afin que ce texte réponde aux attentes des entrepreneurs en matière de simplification administrative et réglementaire.

La Confédération se félicite de l’adoption de cette loi, très attendue par le monde économique. Si elle demeure perfectible et ne répond pas à l’ensemble des demandes des entreprises, elle comporte néanmoins plusieurs mesures concrètes visant à réduire certaines contraintes administratives et à faciliter le quotidien des dirigeants.

Des avancées à saluer

Les TPE, PME et PMI réclament depuis longtemps :

  • Moins de démarches administratives ;
  • Une réglementation plus lisible ;
  • Des procédures simplifiées ;
  • Un environnement plus favorable au développement de leur activité.

La loi apporte plusieurs réponses à ces attentes, même si des marges de progrès subsistent.

Retrouvez l’analyse de la CPME

La CPME vous propose une analyse des principaux articles adoptés et de leurs conséquences concrètes pour les entreprises.

La Confédération reste pleinement mobilisée pour poursuivre son action en faveur d’une simplification effective de l’environnement administratif et réglementaire des entreprises, condition essentielle de leur compétitivité et de leur développement.

Consultez la loi du 26 mai 2026

Consultez l’article CPME sur la loi de 

Cotisations sociales des indépendants : l’Urssaf met à disposition un simulateur

Depuis le 1er janvier 2025, les modalités de calcul des cotisations sociales des travailleurs indépendants ont évolué afin de rapprocher l’assiette des cotisations sociales de celle utilisée pour le calcul des droits à la retraite.

Si cette réforme vise à renforcer la protection sociale des indépendants, sa mise en œuvre suscite de nombreuses questions sur le terrain.

Une réforme jugée plus complexe par de nombreux indépendants

Plusieurs chefs d’entreprise font état d’une compréhension plus difficile des nouvelles règles de calcul.

Parmi les principales difficultés remontées figurent :

  • l’apparition de nouvelles notions, notamment celle de rémunération brute, désormais mentionnée à titre informatif sur la déclaration de revenus ;
  • des modalités déclaratives perçues comme moins intuitives ;
  • une difficulté accrue à anticiper avec précision le montant des cotisations à acquitter.

Cette complexité conduit de nombreux travailleurs indépendants à solliciter davantage leur expert-comptable afin de sécuriser leurs déclarations et d’éviter les erreurs.

Préserver la lisibilité et la prévisibilité pour les entrepreneurs

La CPME suit avec attention les retours des chefs d’entreprise sur cette réforme.

Si l’amélioration des droits sociaux constitue un objectif légitime, elle estime que celle-ci ne doit pas se traduire par :

  • une perte de lisibilité des règles applicables ;
  • une charge administrative supplémentaire ;
  • une moindre capacité pour les entrepreneurs à anticiper leurs prélèvements sociaux.

Pour les dirigeants de TPE-PME, la simplicité et la prévisibilité des cotisations demeurent des conditions essentielles à une gestion sereine de leur activité.

Des outils d’accompagnement mis à disposition par l’Urssaf

Afin d’aider les travailleurs indépendants à s’approprier les nouvelles modalités de calcul, l’Urssaf met à disposition :

  • une page d’information dédiée ;
  • un simulateur permettant d’estimer le montant des cotisations selon les nouvelles règles.

 Plus d’informations : https://www.urssaf.fr/accueil/actualites/ti-declaration-revenus.html

La CPME à l’écoute des entreprises

La CPME invite les travailleurs indépendants et dirigeants concernés à lui faire part des difficultés rencontrées ou de leurs inquiétudes concernant les évolutions futures du dispositif.

Ces retours permettront d’alimenter les actions de représentation menées auprès des pouvoirs publics afin de défendre une réforme à la fois protectrice et adaptée aux réalités des entrepreneurs.

Comment développer son réseau professionnel pour accélérer son activité ?

Pour un dirigeant de PME, le réseau professionnel n’est pas un “plus”. C’est souvent un vrai levier pour trouver des clients, rencontrer des partenaires, échanger avec d’autres entrepreneurs ou simplement ne pas rester seul face aux décisions du quotidien.

L’objectif n’est pas de courir tous les événements, mais de créer des relations utiles et durables.

1. Savoir ce que l’on cherche

Avant de développer son réseau, mieux vaut clarifier ses besoins : recherche de nouveaux clients, partenaires, fournisseurs, recrutements, informations sur un marché… Cela permet de choisir les bons événements et les bons interlocuteurs, sans perdre de temps.

2. Miser sur les bons cercles

Clubs d’entrepreneurs, organisations professionnelles, réseaux locaux, salons, événements sectoriels : les occasions existent déjà. Pour une PME, les contacts les plus utiles sont souvent proches du territoire ou du secteur d’activité.

Mieux vaut être présent régulièrement dans quelques réseaux bien choisis que vouloir être partout.

3. Créer de vrais échanges

Un bon réseau ne se construit pas uniquement en distribuant des cartes de visite. Il faut aussi écouter, partager une expérience, recommander un contact, donner un conseil ou mettre deux personnes en relation.

C’est souvent en rendant service que l’on devient, à son tour, plus facilement recommandé.

4. Ne pas oublier le suivi

Après une rencontre, un simple message peut faire la différence : remercier, reprendre contact, proposer un échange plus précis, ajouter la personne sur LinkedIn. Ce suivi transforme un contact ponctuel en relation professionnelle.

En résumé

Développer son réseau, ce n’est pas multiplier les rendez-vous. C’est identifier les bons cercles, entretenir les échanges et se rendre utile. Pour une PME, c’est un moyen simple de gagner en visibilité, d’ouvrir des portes et d’accélérer son activité.

Et si vous commenciez par un événement ouvert à tous ?

La Grande Assemblée des Entrepreneurs est justement l’occasion de rencontrer d’autres dirigeants, d’échanger avec des acteurs économiques et de développer son réseau dans un cadre concret.

Inscription gratuite : www.ag-entrepreneurs.fr

Hausse automatique du SMIC : ce qui change pour les employeurs

En raison de la forte inflation, notamment liée à la hausse des prix de l’énergie, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) fait l’objet d’une revalorisation automatique.

Ainsi, le SMIC augmente de 2,41 % au 1er juin 2026.

Nouveaux montants applicables

Pour la métropole, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon :

  • le SMIC horaire brut passe de 12,02 € à 12,31 € ;
  • le SMIC mensuel brut, sur la base de 35 heures hebdomadaires, passe de 1 823,03 € à 1 867,02 €.

À Mayotte

Les nouveaux montants sont fixés à :

  • 9,56 € brut par heure, contre 9,33 € auparavant ;
  • 1 449,93 € brut par mois pour un salarié à temps plein, contre 1 415,05 € précédemment.

Un gel de la réduction générale qui alourdit le coût du travail

Parallèlement à cette revalorisation, le Gouvernement a annoncé le gel de la réduction générale dégressive des cotisations patronales.

Concrètement, cette réduction continuera d’être calculée sur la base du SMIC applicable au 1er janvier 2026, malgré son augmentation au 1er juin. Cette mesure entraîne mécaniquement une hausse du coût du travail pour les employeurs.

Une mesure vivement contestée par les organisations patronales

La CPME, aux côtés de l’ensemble des organisations patronales représentatives au niveau national interprofessionnel et multiprofessionnel, a dénoncé ce gel de la réduction générale.

Dans un contexte économique déjà particulièrement dégradé, les organisations patronales alertent sur les conséquences de cette décision pour les entreprises, et notamment pour les TPE-PME, dont les marges de manœuvre restent fortement contraintes.

La CPME demeure mobilisée afin de défendre la compétitivité des entreprises et de limiter les effets de cette hausse du coût du travail sur l’emploi et l’activité économique (cf. communiqué de presse).

Communiqué de presse : Retards de paiement

Le MEDEF, la CPME, la CGF, la FNTP, la FEP, la FFB, le SNRC, et le GPS interpellent le Gouvernement et les Parlementaires sur la gravité des retards de paiement dans la sphère publique, qui fragilisent les entreprises et pénalisent l’ensemble de l’économie. Alors que la PPL Rietmann sur les retards de paiement veut introduire des sanctions extrêmement sévères, voire disproportionnées, pour les retards de paiement des entreprises, il n’est pas acceptable que les retards des pouvoirs adjudicateurs publics s’aggravent aussi fortement et ne soient soumis à aucun contrôle ni à aucun régime de sanction. 

Dans un contexte économique exigeant, marqué par des tensions toujours plus pesantes sur la trésorerie des entreprises, les retards de paiement des acheteurs publics atteignent des niveaux préoccupants. Parmi les quelques 120 000 acheteurs publics, de nombreuses entités accumulent des retards dont la fréquence, la durée (dépassant largement les plafonds légaux) et les montants mettent directement en difficulté les trésoreries et la pérennité des entreprises titulaires de marchés publics.  

Des pratiques illégales qui perdurent, y compris de manière dissimulée 

Qu’ils soient liés à des problèmes organisationnels, « assumés » ou dissimulés, les retards publics sont illégaux. Les entreprises titulaires de marchés publics s’évertuent à régler leurs propres fournisseurs et prestataires dans les délais légaux, sous peine de sanctions de la DGCCRF, et à continuer d’honorer toutes leurs charges. Pourtant, elles n’ont aucune visibilité sur leurs encaissements. Les retards de paiement publics font peser un risque direct sur l’emploi, l’investissement et la vitalité économique des territoires. 

Au-delà des retards officiellement constatés par les pouvoirs publics, les organisations dénoncent les pratiques visant à retarder artificiellement le point de départ des délais de paiement, notamment via des rejets injustifiés de factures dans les outils de facturation, notamment la plateforme Chorus Pro. Ces « délais cachés » qui échappent aux radars statistiques aggravent très significativement la situation de trésorerie des entreprises. 

Une incohérence majeure dans l’action publique 

Alors que les pouvoirs publics appellent légitimement les entreprises à faire preuve d’exemplarité dans leurs relations commerciales, notamment en période de crise, les organisations signataires rappellent que cette exigence doit s’appliquer également à la sphère publique. 

Des mesures concrètes pour rétablir l’équité 

Face à cette situation, les organisations patronales formulent plusieurs propositions structurantes : 

  • Revoir l’assiette de calcul du plafond de l’amende prévue à 1% du CA mondial pour non-respect des délais de paiement entre entreprises et dont le recours devrait être davantage encadré (notamment en étant soumis à la validation de la direction générale de la DGCCRF) ;  
  • Mettre en place un dispositif de contrôle et un régime de sanction pour les retards de paiement des pouvoirs adjudicateurs et, en attendant, rendre obligatoire la publication d’un rapport annuel sur les délais de paiement des acteurs publics par la Cour des comptes et les chambres régionales des comptes, afin d’assurer transparence et suivi ; 
  • Permettre la résiliation par le titulaire d’un marché public en cas d’impayés, après mise en demeure restée infructueuse pendant 30 jours avec remboursement par l’acheteur public des frais engagés et indemnisation des préjudices subis ; 
  • Systématiser le versement d’avances dans les marchés publics à des niveaux adaptés et significatifs, comme le permet le droit existant ; 
  • Rendre effectif le paiement automatique de droit des intérêts moratoires dus aux entreprises ; 
  • Permettre aux entreprises de compenser les créances impayées de pouvoirs adjudicateurs avec leurs dettes fiscales. 

L’exemplarité de l’État, condition de la confiance économique 

Ces mesures visent à apporter des garanties concrètes aux entreprises, quelle que soit la nature des marchés publics concernés, et à restaurer une relation de confiance indispensable au bon fonctionnement de l’économie. 

Les organisations signataires appellent le Gouvernement à engager sans délai une action ambitieuse à la hauteur des enjeux. Dans un contexte où la France doit relever des défis majeurs en matière de compétitivité, de transition et de souveraineté, la puissance publique doit être exemplaire. 

Amir Reza-Tofighi – Président de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME)

Patrick Martin – Président du Mouvement des Entreprises la France (MEDEF) 

Stéphane Antiglio – Président de la Confédération des Grossistes de France (CGF) 

Alain Grizaud – Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP) 

François Leroux – Président de la Fédération des Entreprises de Propreté (FEP) 

Olivier Salleron – Président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) 

Isabelle Aprile – Présidente du Syndicat National de la Restauration Collective (SNRC) et du Groupement des Professions de Service (GPS)

À propos du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) 

Porte-parole de toutes les entreprises, le Mouvement des entreprises de France (Medef) est l’interlocuteur privilégié des décideurs et des pouvoirs publics. Son réseau réunit 116 organisations territoriales en France hexagonale et dans les outre-mer, 104 fédérations et groupements professionnels rassemblant 400 syndicats professionnels représentant l’ensemble des secteurs d’activité. Le Medef compte plus de 240 000 entreprises adhérentes dont une majorité de TPE-PME. En France, plus d’un salarié du privé sur deux travaille dans une entreprise affiliée au réseau Medef. 

Contact presse : Pierre Fouquet pfouquet@medef.fr 06 43 65 27 32 

À propos de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) 

La Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) est l’organisation patronale des TPE-PME françaises, tous secteurs confondus. Elle se mobilise pour défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics et dans les négociations paritaires, en France et à l’international. La CPME regroupe 320 000 entreprises employant près de 6 millions de salariés. Forte d’un réseau de 115 fédérations et 117 unions territoriales, elle est implantée dans tous les départements et régions, y compris l’outre-mer. 

Contact presse : Pierre Guyot pguyot@cpme.fr  06 73 73 83 18 

À propos de la Confédération des Grossistes de France (CGF) 

À travers l’union d’une trentaine de fédérations adhérentes, la Confédération des grossistes de France (CGF) est l’organisation professionnelle représentative de l’ensemble du commerce de gros : le secteur représente 160 000 entreprises partout en France (dont 20 000 grands groupes, ETI et PME) qui emploient près d’un million de salariés et génèrent plus de 900 milliards d’euros de chiffre d’affaires. 

Contacts presse : Hélène Milesi helene.milesi@comfluence.fr 06 71 73 92 06 / Patrick Chastel patrick.chastel@comfluence.fr 06 35 47 12 36 

À propos de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP) 

La Fédération Nationale des Travaux Publics représente près de 9000 entreprises et 300 000 salariés. Les entreprises de travaux publics construisent et entretiennent au quotidien les infrastructures essentielles de notre pays : transports, eau, énergie, numérique et aménagements urbains. 

Contact presse : Lucile HERVÉ  hervel@fntp.fr 06 59 90 58 77 

À propos de la Fédération des Entreprises de Propreté, d’Hygiène et Services Associés (FEP)  

Créée en 1966, la FEP est la principale organisation patronale du secteur de la propreté. Composée de TPE, PME et de grandes entreprises représentant 70% des effectifs d’un secteur regroupant près de 15 500 entreprises d’au moins un salarié, avec près de 600 000 emplois et un chiffre d’affaires de 21 milliards d’euros. La fédération défend et accompagne les entreprises adhérentes grâce à des formations, conseils et actions territoriales. Elle est présente sur tout le territoire via 9 chambres régionales. La FEP fédère son réseau de proximité et représente la profession auprès des pouvoirs publics nationaux et territoriaux. La FEP anime le dialogue social de la branche et défend les intérêts des entreprises auprès des instances nationales et européennes, notamment au sein du MEDEF, de la CPME et de l’EFCI. 

Contact presse : Florian BUNOUST BECQUES relationspubliques@gie-monde-proprete.com 07 76 92 38 81 

À propos de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) 

La FFB assure au quotidien la défense de 50.000 entreprises adhérentes, dont 35.000 de taille artisanale. Ils réalisent les 2/3 des 208 milliards d’euros HT de la production annuelle du bâtiment et emploient les 2/3 des 1.258.000 salariés du bâtiment. La FFB a pour vocation de rassembler les entreprises de bâtiment de toutes tailles, afin de défendre efficacement les intérêts collectifs de la Profession. 

Contact presse : Anaïk CUCHEVAL cuchevala@national.ffbatiment.fr 01 40 69 51 39  

À propos des Entreprises au Service de la Restauration Collective (SNRC) 

Le Syndicat national de la restauration collective (SNRC) représente des PME familiales et régionales, entreprises de taille intermédiaire et grands groupes leaders mondiaux, servant 6,7 millions de repas chaque jour, dans plus de 28 000 restaurants, sur l’ensemble du territoire, pour 12,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et près de 100 000 emplois non délocalisables. Championnes de l’approvisionnement France, nos entreprises permettent l’accès à une alimentation saine, sûre, équilibrée et durable, du plus jeune au plus grand âge. 

Contact presse : snrc@adsentis.com 06 13 15 18 25 

À propos du Groupement des Professions de Service (GPS) 

Le Groupement des Professions de Services réunit des fédérations professionnelles et des entreprises de services afin de défendre, promouvoir et faire reconnaître leur contribution essentielle à l’économie, à l’emploi et à la société. Les services accompagnent la vie quotidienne des Français, renforcent l’attractivité des territoires et soutiennent la compétitivité des entreprises. Espace d’analyse, de coordination et d’influence, le GPS porte la voix collective des services auprès des pouvoirs publics, des acteurs économiques et dans le débat public. 

Les entreprises de services représentent aujourd’hui 47,7 % de la valeur ajoutée des entreprises privées, près de 10 millions d’emplois salariés et 65 % des créations nettes d’emplois salariés. 

Contact presse : Fanny Favorel-Pige fanny.favorel-pige@gps.asso.fr 06 83 03 85 15 

Gel des allègements de charges : la CPME alerte sur une double peine pour les entreprises et les salariés

La CPME salue la reconduction et l’élargissement des mesures ciblées en faveur des entreprises et des salariés les plus exposés à la hausse des carburants. Mais elle alerte sur la décision de geler les allègements de charges, qui risque de fragiliser davantage les TPE-PME dans un contexte économique déjà très dégradé. 

Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, la CPME plaide pour des mesures raisonnables, ciblées et rapidement mobilisables. À cet égard, les annonces du Premier ministre vont dans le bon sens sur plusieurs points. 

La CPME se félicite notamment du doublement de la prime carburant employeur, portée à 600 euros, défiscalisée et désocialisée, à la main de l’employeur. Cette mesure, portée par la CPME, permettra aux entreprises qui le peuvent de soutenir leurs salariés confrontés à l’augmentation du prix des carburants. La CPME salue également le doublement de l’aide aux grands rouleurs, ainsi que l’engagement du Premier ministre à rendre cette aide effective rapidement, avec une ouverture de la plateforme d’inscription dès le 27 mai et un versement prévu début juin. L’effectivité des aides était une condition essentielle : une aide annoncée mais inaccessible ne répond pas à l’urgence. 

Les mesures sectorielles annoncées pour le transport routier, le BTP, les taxis, les pêcheurs, les agriculteurs ou encore les aides à domicile répondent également à des situations concrètes. Elles vont dans le sens d’un soutien ciblé aux activités les plus exposées à la flambée des coûts. 

Mais ces avancées ne doivent pas masquer le principal point d’alerte : le gel des allègements de charges patronales. 

Alors que le SMIC va être revalorisé, ce qui est normal et légitime pour les salariés, le maintien de l’enveloppe des allègements de charges va mécaniquement renchérir le coût du travail pour les entreprises. Pour les TPE-PME, c’est une double peine : elles devront absorber la hausse des salaires, tout en voyant une partie des allègements ne pas suivre cette évolution. 

Cette décision intervient au pire moment. L’enquête de conjoncture menée par la CPME auprès de 2 350 dirigeants montre que 45 % constatent une dégradation de la situation de leur entreprise, que 38 % jugent leur trésorerie tendue ou critique, et que 78 % déclarent être directement impactés par la crise au Moyen-Orient. Surtout, 57 % des dirigeants ne répercutent pas et n’envisagent pas de répercuter les hausses de coûts sur leurs prix de vente. 

Dans ces conditions, toute hausse supplémentaire du coût du travail aura des conséquences directes sur l’activité, l’investissement et l’emploi. Elle pèsera également sur le pouvoir d’achat : si les entreprises ne peuvent pas absorber cette hausse, elles ne pourront pas non plus répondre aux demandes des salariés dont les rémunérations se situent juste au-dessus du SMIC. 

« On ne peut pas demander aux entreprises d’augmenter les salaires et, dans le même temps, renchérir le coût du travail. C’est une double peine qui pèsera sur l’activité, sur l’emploi et, au final, sur le pouvoir d’achat des salariés », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME. 

La CPME demande donc que le gel des allègements de charges soit temporaire et fasse l’objet d’une clause de revoyure. Dans un moment de très forte incertitude, il serait dangereux d’installer durablement une mesure susceptible de freiner l’activité et de multiplier les risques de défaillances. 

La CPME enfin prend acte de l’engagement du gouvernement de ne pas augmenter les impôts dans le budget 2027. Elle prend acte, mais elle prend date. Cet engagement devra être confirmé et tenu dans le débat parlementaire. 

La priorité doit désormais être claire : soutenir l’activité, préserver la trésorerie des entreprises, éviter la casse économique et maintenir la capacité des TPE-PME à investir et à employer. 

Retrouvez l’’étude de conjoncture de la CPME : les TPE-PME sous haute tension au premier semestre 2026

TPE-PME : face au choc des coûts, les entreprises entrent dans une zone de risque majeure

Alors que le gouvernement doit présenter ce jeudi des mesures de soutien aux entreprises et aux salariés confrontés aux conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient, la CPME alerte sur la dégradation rapide de la situation des TPE-PME. Selon une enquête menée auprès de 2 350 dirigeants du 28 avril au 12 mai 2026, les entreprises ne peuvent plus absorber seules le choc des coûts.

La situation économique des TPE-PME françaises se dégrade nettement. Au premier semestre 2026, 45 % des dirigeants interrogés constatent une détérioration de la situation globale de leur entreprise. Les perspectives ne laissent pas entrevoir d’amélioration rapide : les anticipations pour le second semestre restent très dégradées, dans un contexte de marges comprimées, de trésoreries fragilisées et d’incertitude persistante.

La trésorerie constitue désormais le principal point de tension. 38 % des dirigeants jugent leur trésorerie tendue ou critique, dont 11 % dans une situation où la survie de l’entreprise est menacée à court terme. Cette fragilité est d’autant plus préoccupante que l’accès au financement bancaire devient plus difficile pour les entreprises déjà exposées.

La crise au Moyen-Orient agit comme un accélérateur de ces difficultés. 78 % des chefs d’entreprise déclarent que leur activité est directement impactée. La hausse des coûts, en particulier des carburants, de l’énergie et des matières premières, pèse brutalement sur les équilibres économiques. Or, une grande partie des TPE-PME n’a pas la capacité de répercuter ces surcoûts sur ses prix de vente, sauf à perdre des clients ou des marchés.

Pour la CPME, le risque est clair : un effet ciseau entre baisse d’activité, hausse des charges et trésoreries sous pression. Ses conséquences peuvent être immédiates sur l’investissement, mais aussi sur l’emploi. Déjà, près d’un dirigeant sur cinq indique avoir réduit ses effectifs au premier semestre. Si rien n’est fait rapidement, la situation pourrait basculer pour de nombreuses entreprises.

« Les TPE-PME ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un choc international qu’elles ne maîtrisent pas. Quand les coûts explosent et que les marges disparaissent, c’est l’investissement, l’emploi et parfois la survie même de l’entreprise qui sont en jeu », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME.

La CPME attend donc des annonces gouvernementales des mesures rapides, ciblées et immédiatement mobilisables. Elle appelle en particulier à permettre le report ou l’étalement des charges fiscales et sociales pour les entreprises les plus fragilisées, ainsi qu’à préserver le soutien à l’investissement, afin d’éviter que les arbitrages de court terme ne compromettent la capacité de rebond des TPE-PME.

L’étude complète est disponible sur le site internet de la CPME.