Rapport développement durable 2025

À travers cette nouvelle édition, la CPME réaffirme son engagement en faveur de la transition écologique des TPE-PME et rappelle l’importance de maintenir le cap dans un contexte économique exigeant.

Ce rapport met en lumière les actions menées par la CPME autour de plusieurs priorités : l’économie circulaire et les filières à responsabilité élargie du producteur, l’énergie, le climat, la décarbonation et l’adaptation au changement climatique, l’eau et la biodiversité, ainsi que la RSE et le reporting extra-financier, notamment la CSRD.

Il témoigne également du renforcement de la communication de la CPME sur les réseaux sociaux en matière de développement durable, afin de valoriser l’engagement concret des TPE-PME sur ces enjeux. Consulter le rapport 2025 :

Gel des allègements de charges : la CPME alerte sur une double peine pour les entreprises et les salariés

La CPME salue la reconduction et l’élargissement des mesures ciblées en faveur des entreprises et des salariés les plus exposés à la hausse des carburants. Mais elle alerte sur la décision de geler les allègements de charges, qui risque de fragiliser davantage les TPE-PME dans un contexte économique déjà très dégradé. 

Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, la CPME plaide pour des mesures raisonnables, ciblées et rapidement mobilisables. À cet égard, les annonces du Premier ministre vont dans le bon sens sur plusieurs points. 

La CPME se félicite notamment du doublement de la prime carburant employeur, portée à 600 euros, défiscalisée et désocialisée, à la main de l’employeur. Cette mesure, portée par la CPME, permettra aux entreprises qui le peuvent de soutenir leurs salariés confrontés à l’augmentation du prix des carburants. La CPME salue également le doublement de l’aide aux grands rouleurs, ainsi que l’engagement du Premier ministre à rendre cette aide effective rapidement, avec une ouverture de la plateforme d’inscription dès le 27 mai et un versement prévu début juin. L’effectivité des aides était une condition essentielle : une aide annoncée mais inaccessible ne répond pas à l’urgence. 

Les mesures sectorielles annoncées pour le transport routier, le BTP, les taxis, les pêcheurs, les agriculteurs ou encore les aides à domicile répondent également à des situations concrètes. Elles vont dans le sens d’un soutien ciblé aux activités les plus exposées à la flambée des coûts. 

Mais ces avancées ne doivent pas masquer le principal point d’alerte : le gel des allègements de charges patronales. 

Alors que le SMIC va être revalorisé, ce qui est normal et légitime pour les salariés, le maintien de l’enveloppe des allègements de charges va mécaniquement renchérir le coût du travail pour les entreprises. Pour les TPE-PME, c’est une double peine : elles devront absorber la hausse des salaires, tout en voyant une partie des allègements ne pas suivre cette évolution. 

Cette décision intervient au pire moment. L’enquête de conjoncture menée par la CPME auprès de 2 350 dirigeants montre que 45 % constatent une dégradation de la situation de leur entreprise, que 38 % jugent leur trésorerie tendue ou critique, et que 78 % déclarent être directement impactés par la crise au Moyen-Orient. Surtout, 57 % des dirigeants ne répercutent pas et n’envisagent pas de répercuter les hausses de coûts sur leurs prix de vente. 

Dans ces conditions, toute hausse supplémentaire du coût du travail aura des conséquences directes sur l’activité, l’investissement et l’emploi. Elle pèsera également sur le pouvoir d’achat : si les entreprises ne peuvent pas absorber cette hausse, elles ne pourront pas non plus répondre aux demandes des salariés dont les rémunérations se situent juste au-dessus du SMIC. 

« On ne peut pas demander aux entreprises d’augmenter les salaires et, dans le même temps, renchérir le coût du travail. C’est une double peine qui pèsera sur l’activité, sur l’emploi et, au final, sur le pouvoir d’achat des salariés », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME. 

La CPME demande donc que le gel des allègements de charges soit temporaire et fasse l’objet d’une clause de revoyure. Dans un moment de très forte incertitude, il serait dangereux d’installer durablement une mesure susceptible de freiner l’activité et de multiplier les risques de défaillances. 

La CPME enfin prend acte de l’engagement du gouvernement de ne pas augmenter les impôts dans le budget 2027. Elle prend acte, mais elle prend date. Cet engagement devra être confirmé et tenu dans le débat parlementaire. 

La priorité doit désormais être claire : soutenir l’activité, préserver la trésorerie des entreprises, éviter la casse économique et maintenir la capacité des TPE-PME à investir et à employer. 

Retrouvez l’’étude de conjoncture de la CPME : les TPE-PME sous haute tension au premier semestre 2026

TPE-PME : face au choc des coûts, les entreprises entrent dans une zone de risque majeure

Alors que le gouvernement doit présenter ce jeudi des mesures de soutien aux entreprises et aux salariés confrontés aux conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient, la CPME alerte sur la dégradation rapide de la situation des TPE-PME. Selon une enquête menée auprès de 2 350 dirigeants du 28 avril au 12 mai 2026, les entreprises ne peuvent plus absorber seules le choc des coûts.

La situation économique des TPE-PME françaises se dégrade nettement. Au premier semestre 2026, 45 % des dirigeants interrogés constatent une détérioration de la situation globale de leur entreprise. Les perspectives ne laissent pas entrevoir d’amélioration rapide : les anticipations pour le second semestre restent très dégradées, dans un contexte de marges comprimées, de trésoreries fragilisées et d’incertitude persistante.

La trésorerie constitue désormais le principal point de tension. 38 % des dirigeants jugent leur trésorerie tendue ou critique, dont 11 % dans une situation où la survie de l’entreprise est menacée à court terme. Cette fragilité est d’autant plus préoccupante que l’accès au financement bancaire devient plus difficile pour les entreprises déjà exposées.

La crise au Moyen-Orient agit comme un accélérateur de ces difficultés. 78 % des chefs d’entreprise déclarent que leur activité est directement impactée. La hausse des coûts, en particulier des carburants, de l’énergie et des matières premières, pèse brutalement sur les équilibres économiques. Or, une grande partie des TPE-PME n’a pas la capacité de répercuter ces surcoûts sur ses prix de vente, sauf à perdre des clients ou des marchés.

Pour la CPME, le risque est clair : un effet ciseau entre baisse d’activité, hausse des charges et trésoreries sous pression. Ses conséquences peuvent être immédiates sur l’investissement, mais aussi sur l’emploi. Déjà, près d’un dirigeant sur cinq indique avoir réduit ses effectifs au premier semestre. Si rien n’est fait rapidement, la situation pourrait basculer pour de nombreuses entreprises.

« Les TPE-PME ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un choc international qu’elles ne maîtrisent pas. Quand les coûts explosent et que les marges disparaissent, c’est l’investissement, l’emploi et parfois la survie même de l’entreprise qui sont en jeu », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME.

La CPME attend donc des annonces gouvernementales des mesures rapides, ciblées et immédiatement mobilisables. Elle appelle en particulier à permettre le report ou l’étalement des charges fiscales et sociales pour les entreprises les plus fragilisées, ainsi qu’à préserver le soutien à l’investissement, afin d’éviter que les arbitrages de court terme ne compromettent la capacité de rebond des TPE-PME.

L’étude complète est disponible sur le site internet de la CPME.

Lettre du président

Amir-Reza-Tofighi

Chères Présidentes, Chers Présidents, Chères toutes et chers tous,

Si j’ai souhaité ce rendez-vous, c’est pour une raison simple : vous dire ce que la CPME fait, ce qu’elle obtient, et les combats que nous avons encore à mener.

Face à la crise au Proche-Orient, la CPME a pris ses responsabilités. Une cellule de crise a été mise en place pour relayer au gouvernement les préoccupations des fédérations et des territoires, demander l’adaptation des dispositifs existants et défendre les secteurs les plus exposés. Encore hier, nous avons obtenu une nouvelle victoire pour les gros rouleurs, avec les annonces du Premier ministre, et nous continuons à nous battre pour les autres branches. Nous lançons cette semaine une enquête de conjoncture pour prendre le pouls du réseau.

Sur le travail le 1er mai, nous étions proches de gagner ce combat que nous menons depuis plus d’un an. Face aux hésitations du gouvernement, la CPME s’est immédiatement mobilisée. Nous avons obtenu une première avancée, avec une possibilité pour l’instant limitée aux artisans boulangers et fleuristes. C’est utile, mais le compte n’y est pas encore. Une instruction administrative ne remplacera jamais une règle simple, claire et juste. Nous ne demandons pas un passe-droit ; nous demandons une loi fondée sur le bon sens. Nous restons mobilisés pour une inscription rapide à l’ordre du jour du Parlement et pour élargir le texte à d’autres secteurs. 

Concernant les arrêts maladie, nous avons obtenu que ce sujet soit enfin traité à la hauteur de ses conséquences. Le montant des indemnités journalières a connu une augmentation de 45% depuis 2019, pour atteindre 18 milliards d’euros en 2025 ! Contrôles renforcés, signalement simplifié, prévention : la méthode va dans le bon sens. Notre ligne est claire : protéger les salariés malades, oui ; fermer les yeux sur les abus, non. Le gouvernement ouvre désormais une séquence de négociation avec les partenaires sociaux. La CPME y prendra toute sa part pour que la lutte contre les abus ne se traduise ni par plus de complexité ni par plus de charges pour les entreprises.

Le projet de loi sur la simplification économique n’a pas été « le grand soir ». Mais je veux insister sur une victoire : l’adoption du Test Entreprises (ex-Test PME), porté par la CPME depuis plus de dix ans. Un réflexe de bon sens : avant de voter une loi et d’ajouter une norme, il faudra désormais vérifier qu’elle fonctionne dans le quotidien d’une PME. Trop souvent, on légifère loin du terrain. Cette mauvaise habitude doit changer. La simplification ne se mesurera pas aux discours, mais au temps rendu aux entrepreneurs.

Les choses bougent aussi en interne. Nous avons lancé Positions & Arguments, une lettre hebdomadaire pour porter plus efficacement la voix de la CPME. Nous avons gagné la majorité des présidences d’Urssaf régionales et la quasi-totalité des présidences régionales du Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants, ainsi que sa présidence nationale. Et j’étais la semaine dernière à Bruxelles pour parler souveraineté européenne et marchés publics, parce que la CPME doit être forte dans les territoires, mais aussi forte en Europe.

La démarche Réflexe PME, engagée à l’occasion des municipales, a montré l’efficacité de notre réseau : de nombreux maires ont signé notre charte, parmi lesquelles ceux de Paris, Nice, Vitry-le-François, Strasbourg, Bordeaux ou Tournon-sur-Rhône… Forts de ces premiers succès, je vous invite à prolonger la mobilisation et à multiplier les rencontres avec les nouveaux maires.

Comme vous le savez, la crise actuelle exige de l’Etat plusieurs milliards d’euros d’économies pour compenser la hausse des taux d’intérêt. Dans ce contexte, je suis intervenu hier au Comité d’alerte des finances publiques où j’ai présenté trois points de vigilance : ne pas toucher aux allégements de charges, car ce serait augmenter le coût du travail et impacter au final le salaire net des salariés, ne pas donner un nouveau coup de rabot sur les aides à l’apprentissage ; enfin éviter les coups de barre successifs dans les politiques publiques, comme nous l’avons vu avec MaPrimeRénov’. Je rencontre ce soir le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, pour porter la voix de la CPME qui sera en pointe sur ces sujets.

C’est aussi le sens du rendez-vous du 25 juin, avec la Grande Assemblée des entrepreneurs, qui sera une étape historique pour la CPME. Je vous invite à en faire la promotion et, bien sûr, à être présents. Plus que jamais, notre organisation doit faire entendre une voix claire, forte et utile : celle des entrepreneurs qui tiennent le pays debout.

Bien fidèlement, 

Amir REZA-TOFIGHI

Facturation électronique : dépasser les idées reçues

Facturation électronique CMPE Var

À l’approche du 1er septembre 2026, la facturation électronique obligatoire devient une réalité pour les entreprises. Pour accompagner les dirigeants, la Banque de France et la CPME se mobilisent.

Dans la nouvelle vidéo EDUCFI, Franck BATAILLE, membre du comité exécutif de la CPME en charge du Numérique et de l’Innovation, apporte son éclairage.

L’objectif ? Lever les inquiétudes autour du coût, de la complexité ou encore de l’utilité de la réforme, en donnant la parole à des chefs d’entreprise.

La CPME, aux côtés de la Banque de France, poursuit son engagement pour informer et accompagner les entrepreneurs dans cette transition clé.

Projet de loi de simplification de la vie économique

La CPME salue l’adoption par le Parlement du Projet de loi de simplification de la vie économique, au terme d’un parcours législatif initié en avril 2024. Très attendu par les entrepreneurs et bien qu’encore insuffisant, ce texte marque une première avancée pour les TPE, PME et PMI, qui demandent depuis longtemps moins de démarches administratives et davantage de simplicité réglementaire.

La CPME tient également à saluer les ministres qui ont, à chaque étape d’instruction du texte, pris appui sur ses propositions et contribué à faire aboutir plusieurs dispositifs attendus par nos entreprises.

La CPME soutient l’ambition du texte : simplifier la vie des entreprises sans recréer de nouvelles complexités. Plusieurs mesures vont dans le bon sens :

– Le renforcement du principe du “silence vaut acceptation” : Si l’administration ne répond pas dans le délai prévu, son silence ne bloque plus l’entreprise, il vaut accord ;

– Des avancées sur la commande publique, avec des outils plus simples et des procédures plus lisibles pour les PME-TPE : plateforme plus unifiée, relèvement des seuils de publicité et de mise en concurrence et simplification de l’accès aux marchés publics.

La CPME se félicite surtout de l’adoption du « Test entreprises » (ex « Test PME »), qu’elle porte depuis plus de 10 ans. C’est une avancée majeure et une victoire importante pour les adhérents de la confédération. Ce dispositif répond à une exigence simple : ne plus produire de normes sans en mesurer, en amont, la faisabilité réelle et l’impact concret pour les petites et moyennes entreprises.

La CPME regrette en revanche le maintien du caractère optionnel des CESER (Conseil économique, social et environnemental régional), qui constituent des lieux privilégiés du dialogue social.

« Simplifier, ce n’est pas déréglementer. Simplifier, c’est permettre à celles et ceux qui créent de l’activité et de l’emploi de consacrer plus de temps à leur cœur de métier », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME.

La CPME sera au rendez-vous pour que cette dynamique de simplification se traduise désormais en résultats concrets pour les entreprises sur le terrain. 

Travail le 1er mai : la CPME regrette le renoncement du gouvernement et demande la convocation de la Commission mixte paritaire

La CPME exprime son incompréhension après la décision du gouvernement de ne pas convoquer la Commission mixte paritaire. En cédant à la pression des organisations syndicales, le gouvernement a choisi de tourner le dos à une majorité de Français, d’artisans, de commerçants et de travailleurs ainsi qu’aux salariés volontaires qui, tous, soutiennent ce texte depuis des mois.

a réunion tenue hier au ministère du Travail avec les organisations patronales n’avait rien d’une concertation, encore moins d’une négociation. La décision du gouvernement était déjà prise et annoncée. Il s’agissait d’une réunion d’information destinée à nous mettre devant le fait accompli. On ne peut pas prétendre dialoguer après avoir tranché seul et reculé publiquement.

La CPME s’oppose à la renégociation des accords de branche et souhaite que le texte de loi puisse être examiné avant la fin de la session ordinaire. Dans un esprit de compromis, la CPME est prête à considérer la possibilité de réduire le périmètre du texte, sous réserve de rétablir un minimum de bon sens pour les professions pour lesquelles c’est le plus évident, le plus logique et le plus légitime.

« Je partage la déception et la colère de milliers d’artisans et de commerçants qui ne comprennent pas pourquoi un texte de bon sens et soutenu par une majorité de Français a été bloqué. Je souhaite désormais un calendrier clair et un engagement ferme du gouvernement qu’une loi puisse être adoptée avant la fin de la session parlementaire. », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME.

L’opinion publique, elle, est nette. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour la CPME, 74 % des Français soutiennent la possibilité, pour des salariés volontaires, de travailler le 1er mai dans certains commerces avec une rémunération doublée. Un autre sondage, de l’institut CSA publié aujourd’hui confirme également qu’une majorité de Français est favorable à l’élargissement de cette possibilité à certains secteurs d’activité.

La CPME restera en première ligne dans le combat pour la liberté de travailler, la défense de la valeur travail et celle du pouvoir d’achat. Elle continuera à se battre pour que d’autres professions, lorsqu’il est logique et légitime qu’elles puissent travailler le 1er mai, cessent elles-aussi d’être victimes de blocages absurdes.

Travail le 1er mai : la CPME appelle les députés à lever un blocage d’un autre âge

Demain matin, les députés examineront à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à autoriser certains commerces de proximité à faire travailler, sur la base du volontariat, leurs salariés le 1er mai, avec une rémunération doublée.

La CPME soutient pleinement ce texte.

  • Il est légitime, car il répond à une attente concrète du terrain.
  • Il est nécessaire, car la situation actuelle est devenue incompréhensible : L’année dernière encore, des boulangers, des artisans bouchers-charcutiers, des fleuristes ou des jardineries ont été empêchés d’ouvrir sous peine de sanctions, alors même que d’autres activités comparables y étaient autorisées.
  • Il relève du bon sens, car cette proposition de loi défend la liberté de travailler, soutient les commerces de proximité et met fin à une incohérence juridique qui pénalise inutilement des entrepreneurs et leurs salariés volontaires.

Les Français eux-mêmes y sont très largement favorables. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour la CPME, 74 % d’entre eux soutiennent la possibilité, pour des salariés volontaires, de travailler le 1er mai dans ces commerces. Les Français attendent des parlementaires qu’ils traduisent ce souhait dans la loi.

Pour la CPME, il est temps de sortir d’une interdiction d’un autre âge et de faire enfin primer le pragmatisme. Une fois ce texte adopté, la CPME soutiendra et accompagnera encore plusieurs autres secteurs d’activé pour leur permettre également de travailler le 1er mai.

Afflux de petits colis : la CPME salue des avancées concrètes mais reste vigilante

Après des mois de mobilisation du tissu économique français et européen, au premier rang desquels la CPME, les pouvoirs publics passent à l’action, et les résultats commencent à se faire sentir.

Côté français, le gouvernement a franchi une étape importante : les pouvoirs des douanes sont étendus. Elles peuvent désormais mieux contrôler les colis issus du e-commerce, y compris ceux qui ont été préalablement dédouanés dans un autre Etat de l’Union européenne, en intervenant après l’entrée sur le territoire, dans les entrepôts comme sur les routes. C’est une réponse directe aux stratégies de contournement de la taxe de 2 € qui ont été identifiées, et la CPME s’en félicite car elle s’était mobilisée dès 2025 pour dénoncer la concurrence déloyale de ces plateformes.

Côté européen, Bruxelles vient d’annoncer des mesures attendues de longue date qu’il convient, là aussi, de saluer :

  • La création d’une autorité douanière à Lille ;
  • L’application d’un droit forfaitaire de 3 € par catégorie d’articles sur les colis de moins de 150 € à compter du 1er juillet 2026 ;
  • L’instauration de nouveaux frais de traitement sur les petits envois en vente à distance, au plus tard le 1er novembre 2026 ;
  • La responsabilisation des plateformes et vendeurs à distance, désormais considérés comme importateurs et donc soumis aux obligations de conformité des produits ;
  • Des sanctions financières renforcées contre les opérateurs récidivistes.

Ces décisions constituent des avancées réelles pour nos TPE-PME, notamment dans le textile, les cosmétiques ou l’art de vivre, qui font face à une concurrence ne respectant pas nos normes sociales, fiscales, environnementales et de sécurité des produits.

La CPME, aux côtés des fédérations qu’elle représente et qu’elle a soutenues dans ce combat, restera cependant vigilante sur la mise en œuvre de ces mesures et, surtout, leurs délais d’application. Les délais d’entrée en vigueur devront être tenus, les contrôles exercés, l’anticipation de nouveaux contournements comme la livraison par containers et, partant la responsabilité des plateformes pleinement engagée, jusqu’au retrait en cas de manquements répétés.

La CPME signe l’avenant du 25 février 2026 révisant l’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle individuelle

La CPME, réunie en comité exécutif le 17 mars, confirme qu’elle signera l’avenant du 25 février 2026 relatif à l’assurance chômage.

lle tient à saluer l’esprit de responsabilité des partenaires sociaux ayant permis d’aboutir à cet accord, dans lequel elle a pris toute sa part.

Cet accord prévoit une adaptation des règles d’indemnisation après une rupture conventionnelle individuelle, afin de mieux tenir compte du caractère concerté de la rupture et de favoriser un retour plus rapide à l’emploi.

En signant cet avenant, la CPME réaffirme son attachement au pilotage paritaire de l’Unédic, et la nécessité de continuer à faire des économies alors que la dette du régime devrait atteindre 61 milliards d’euros en 2026. 

La CPME appelle désormais de ses vœux une adoption rapide par le Parlement.