Chères Présidentes, Chers Présidents, Chères toutes et chers tous,
Si j’ai souhaité ce rendez-vous, c’est pour une raison simple : vous dire ce que la CPME fait, ce qu’elle obtient, et les combats que nous avons encore à mener.
Face à la crise au Proche-Orient, la CPME a pris ses responsabilités. Une cellule de crise a été mise en place pour relayer au gouvernement les préoccupations des fédérations et des territoires, demander l’adaptation des dispositifs existants et défendre les secteurs les plus exposés. Encore hier, nous avons obtenu une nouvelle victoire pour les gros rouleurs, avec les annonces du Premier ministre, et nous continuons à nous battre pour les autres branches. Nous lançons cette semaine une enquête de conjoncture pour prendre le pouls du réseau.
Sur le travail le 1er mai, nous étions proches de gagner ce combat que nous menons depuis plus d’un an. Face aux hésitations du gouvernement, la CPME s’est immédiatement mobilisée. Nous avons obtenu une première avancée, avec une possibilité pour l’instant limitée aux artisans boulangers et fleuristes. C’est utile, mais le compte n’y est pas encore. Une instruction administrative ne remplacera jamais une règle simple, claire et juste. Nous ne demandons pas un passe-droit ; nous demandons une loi fondée sur le bon sens. Nous restons mobilisés pour une inscription rapide à l’ordre du jour du Parlement et pour élargir le texte à d’autres secteurs.
Concernant les arrêts maladie, nous avons obtenu que ce sujet soit enfin traité à la hauteur de ses conséquences. Le montant des indemnités journalières a connu une augmentation de 45% depuis 2019, pour atteindre 18 milliards d’euros en 2025 ! Contrôles renforcés, signalement simplifié, prévention : la méthode va dans le bon sens. Notre ligne est claire : protéger les salariés malades, oui ; fermer les yeux sur les abus, non. Le gouvernement ouvre désormais une séquence de négociation avec les partenaires sociaux. La CPME y prendra toute sa part pour que la lutte contre les abus ne se traduise ni par plus de complexité ni par plus de charges pour les entreprises.
Le projet de loi sur la simplification économique n’a pas été « le grand soir ». Mais je veux insister sur une victoire : l’adoption du Test Entreprises (ex-Test PME), porté par la CPME depuis plus de dix ans. Un réflexe de bon sens : avant de voter une loi et d’ajouter une norme, il faudra désormais vérifier qu’elle fonctionne dans le quotidien d’une PME. Trop souvent, on légifère loin du terrain. Cette mauvaise habitude doit changer. La simplification ne se mesurera pas aux discours, mais au temps rendu aux entrepreneurs.
Les choses bougent aussi en interne. Nous avons lancé Positions & Arguments, une lettre hebdomadaire pour porter plus efficacement la voix de la CPME. Nous avons gagné la majorité des présidences d’Urssaf régionales et la quasi-totalité des présidences régionales du Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants, ainsi que sa présidence nationale. Et j’étais la semaine dernière à Bruxelles pour parler souveraineté européenne et marchés publics, parce que la CPME doit être forte dans les territoires, mais aussi forte en Europe.
La démarche Réflexe PME, engagée à l’occasion des municipales, a montré l’efficacité de notre réseau : de nombreux maires ont signé notre charte, parmi lesquelles ceux de Paris, Nice, Vitry-le-François, Strasbourg, Bordeaux ou Tournon-sur-Rhône… Forts de ces premiers succès, je vous invite à prolonger la mobilisation et à multiplier les rencontres avec les nouveaux maires.
Comme vous le savez, la crise actuelle exige de l’Etat plusieurs milliards d’euros d’économies pour compenser la hausse des taux d’intérêt. Dans ce contexte, je suis intervenu hier au Comité d’alerte des finances publiques où j’ai présenté trois points de vigilance : ne pas toucher aux allégements de charges, car ce serait augmenter le coût du travail et impacter au final le salaire net des salariés, ne pas donner un nouveau coup de rabot sur les aides à l’apprentissage ; enfin éviter les coups de barre successifs dans les politiques publiques, comme nous l’avons vu avec MaPrimeRénov’. Je rencontre ce soir le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, pour porter la voix de la CPME qui sera en pointe sur ces sujets.
C’est aussi le sens du rendez-vous du 25 juin, avec la Grande Assemblée des entrepreneurs, qui sera une étape historique pour la CPME. Je vous invite à en faire la promotion et, bien sûr, à être présents. Plus que jamais, notre organisation doit faire entendre une voix claire, forte et utile : celle des entrepreneurs qui tiennent le pays debout.
Bien fidèlement,


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