Comment développer son réseau professionnel pour accélérer son activité ?

Pour un dirigeant de PME, le réseau professionnel n’est pas un “plus”. C’est souvent un vrai levier pour trouver des clients, rencontrer des partenaires, échanger avec d’autres entrepreneurs ou simplement ne pas rester seul face aux décisions du quotidien.

L’objectif n’est pas de courir tous les événements, mais de créer des relations utiles et durables.

1. Savoir ce que l’on cherche

Avant de développer son réseau, mieux vaut clarifier ses besoins : recherche de nouveaux clients, partenaires, fournisseurs, recrutements, informations sur un marché… Cela permet de choisir les bons événements et les bons interlocuteurs, sans perdre de temps.

2. Miser sur les bons cercles

Clubs d’entrepreneurs, organisations professionnelles, réseaux locaux, salons, événements sectoriels : les occasions existent déjà. Pour une PME, les contacts les plus utiles sont souvent proches du territoire ou du secteur d’activité.

Mieux vaut être présent régulièrement dans quelques réseaux bien choisis que vouloir être partout.

3. Créer de vrais échanges

Un bon réseau ne se construit pas uniquement en distribuant des cartes de visite. Il faut aussi écouter, partager une expérience, recommander un contact, donner un conseil ou mettre deux personnes en relation.

C’est souvent en rendant service que l’on devient, à son tour, plus facilement recommandé.

4. Ne pas oublier le suivi

Après une rencontre, un simple message peut faire la différence : remercier, reprendre contact, proposer un échange plus précis, ajouter la personne sur LinkedIn. Ce suivi transforme un contact ponctuel en relation professionnelle.

En résumé

Développer son réseau, ce n’est pas multiplier les rendez-vous. C’est identifier les bons cercles, entretenir les échanges et se rendre utile. Pour une PME, c’est un moyen simple de gagner en visibilité, d’ouvrir des portes et d’accélérer son activité.

Et si vous commenciez par un événement ouvert à tous ?

La Grande Assemblée des Entrepreneurs est justement l’occasion de rencontrer d’autres dirigeants, d’échanger avec des acteurs économiques et de développer son réseau dans un cadre concret.

Inscription gratuite : www.ag-entrepreneurs.fr

Hausse automatique du SMIC : ce qui change pour les employeurs

En raison de la forte inflation, notamment liée à la hausse des prix de l’énergie, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) fait l’objet d’une revalorisation automatique.

Ainsi, le SMIC augmente de 2,41 % au 1er juin 2026.

Nouveaux montants applicables

Pour la métropole, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon :

  • le SMIC horaire brut passe de 12,02 € à 12,31 € ;
  • le SMIC mensuel brut, sur la base de 35 heures hebdomadaires, passe de 1 823,03 € à 1 867,02 €.

À Mayotte

Les nouveaux montants sont fixés à :

  • 9,56 € brut par heure, contre 9,33 € auparavant ;
  • 1 449,93 € brut par mois pour un salarié à temps plein, contre 1 415,05 € précédemment.

Un gel de la réduction générale qui alourdit le coût du travail

Parallèlement à cette revalorisation, le Gouvernement a annoncé le gel de la réduction générale dégressive des cotisations patronales.

Concrètement, cette réduction continuera d’être calculée sur la base du SMIC applicable au 1er janvier 2026, malgré son augmentation au 1er juin. Cette mesure entraîne mécaniquement une hausse du coût du travail pour les employeurs.

Une mesure vivement contestée par les organisations patronales

La CPME, aux côtés de l’ensemble des organisations patronales représentatives au niveau national interprofessionnel et multiprofessionnel, a dénoncé ce gel de la réduction générale.

Dans un contexte économique déjà particulièrement dégradé, les organisations patronales alertent sur les conséquences de cette décision pour les entreprises, et notamment pour les TPE-PME, dont les marges de manœuvre restent fortement contraintes.

La CPME demeure mobilisée afin de défendre la compétitivité des entreprises et de limiter les effets de cette hausse du coût du travail sur l’emploi et l’activité économique (cf. communiqué de presse).

Souveraineté numérique : participez à la consultation nationale

L’Observatoire de la souveraineté numérique, créé en janvier 2026 par la ministre chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique et le Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, lance une consultation nationale à destination des entreprises.

L’objectif est concret : mieux comprendre les usages numériques critiques des organisations, identifier les dépendances aux solutions extra-européennes et recenser les leviers de résilience déjà mobilisés sur le terrain.

Les résultats de cette consultation alimenteront un diagnostic global des dépendances numériques françaises, qui fera l’objet d’une publication après l’été 2026.

Le questionnaire est accessible en ligne jusqu’au 12 juin 2026.

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Communiqué de presse : Retards de paiement

Le MEDEF, la CPME, la CGF, la FNTP, la FEP, la FFB, le SNRC, et le GPS interpellent le Gouvernement et les Parlementaires sur la gravité des retards de paiement dans la sphère publique, qui fragilisent les entreprises et pénalisent l’ensemble de l’économie. Alors que la PPL Rietmann sur les retards de paiement veut introduire des sanctions extrêmement sévères, voire disproportionnées, pour les retards de paiement des entreprises, il n’est pas acceptable que les retards des pouvoirs adjudicateurs publics s’aggravent aussi fortement et ne soient soumis à aucun contrôle ni à aucun régime de sanction. 

Dans un contexte économique exigeant, marqué par des tensions toujours plus pesantes sur la trésorerie des entreprises, les retards de paiement des acheteurs publics atteignent des niveaux préoccupants. Parmi les quelques 120 000 acheteurs publics, de nombreuses entités accumulent des retards dont la fréquence, la durée (dépassant largement les plafonds légaux) et les montants mettent directement en difficulté les trésoreries et la pérennité des entreprises titulaires de marchés publics.  

Des pratiques illégales qui perdurent, y compris de manière dissimulée 

Qu’ils soient liés à des problèmes organisationnels, « assumés » ou dissimulés, les retards publics sont illégaux. Les entreprises titulaires de marchés publics s’évertuent à régler leurs propres fournisseurs et prestataires dans les délais légaux, sous peine de sanctions de la DGCCRF, et à continuer d’honorer toutes leurs charges. Pourtant, elles n’ont aucune visibilité sur leurs encaissements. Les retards de paiement publics font peser un risque direct sur l’emploi, l’investissement et la vitalité économique des territoires. 

Au-delà des retards officiellement constatés par les pouvoirs publics, les organisations dénoncent les pratiques visant à retarder artificiellement le point de départ des délais de paiement, notamment via des rejets injustifiés de factures dans les outils de facturation, notamment la plateforme Chorus Pro. Ces « délais cachés » qui échappent aux radars statistiques aggravent très significativement la situation de trésorerie des entreprises. 

Une incohérence majeure dans l’action publique 

Alors que les pouvoirs publics appellent légitimement les entreprises à faire preuve d’exemplarité dans leurs relations commerciales, notamment en période de crise, les organisations signataires rappellent que cette exigence doit s’appliquer également à la sphère publique. 

Des mesures concrètes pour rétablir l’équité 

Face à cette situation, les organisations patronales formulent plusieurs propositions structurantes : 

  • Revoir l’assiette de calcul du plafond de l’amende prévue à 1% du CA mondial pour non-respect des délais de paiement entre entreprises et dont le recours devrait être davantage encadré (notamment en étant soumis à la validation de la direction générale de la DGCCRF) ;  
  • Mettre en place un dispositif de contrôle et un régime de sanction pour les retards de paiement des pouvoirs adjudicateurs et, en attendant, rendre obligatoire la publication d’un rapport annuel sur les délais de paiement des acteurs publics par la Cour des comptes et les chambres régionales des comptes, afin d’assurer transparence et suivi ; 
  • Permettre la résiliation par le titulaire d’un marché public en cas d’impayés, après mise en demeure restée infructueuse pendant 30 jours avec remboursement par l’acheteur public des frais engagés et indemnisation des préjudices subis ; 
  • Systématiser le versement d’avances dans les marchés publics à des niveaux adaptés et significatifs, comme le permet le droit existant ; 
  • Rendre effectif le paiement automatique de droit des intérêts moratoires dus aux entreprises ; 
  • Permettre aux entreprises de compenser les créances impayées de pouvoirs adjudicateurs avec leurs dettes fiscales. 

L’exemplarité de l’État, condition de la confiance économique 

Ces mesures visent à apporter des garanties concrètes aux entreprises, quelle que soit la nature des marchés publics concernés, et à restaurer une relation de confiance indispensable au bon fonctionnement de l’économie. 

Les organisations signataires appellent le Gouvernement à engager sans délai une action ambitieuse à la hauteur des enjeux. Dans un contexte où la France doit relever des défis majeurs en matière de compétitivité, de transition et de souveraineté, la puissance publique doit être exemplaire. 

Amir Reza-Tofighi – Président de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME)

Patrick Martin – Président du Mouvement des Entreprises la France (MEDEF) 

Stéphane Antiglio – Président de la Confédération des Grossistes de France (CGF) 

Alain Grizaud – Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP) 

François Leroux – Président de la Fédération des Entreprises de Propreté (FEP) 

Olivier Salleron – Président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) 

Isabelle Aprile – Présidente du Syndicat National de la Restauration Collective (SNRC) et du Groupement des Professions de Service (GPS)

À propos du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) 

Porte-parole de toutes les entreprises, le Mouvement des entreprises de France (Medef) est l’interlocuteur privilégié des décideurs et des pouvoirs publics. Son réseau réunit 116 organisations territoriales en France hexagonale et dans les outre-mer, 104 fédérations et groupements professionnels rassemblant 400 syndicats professionnels représentant l’ensemble des secteurs d’activité. Le Medef compte plus de 240 000 entreprises adhérentes dont une majorité de TPE-PME. En France, plus d’un salarié du privé sur deux travaille dans une entreprise affiliée au réseau Medef. 

Contact presse : Pierre Fouquet pfouquet@medef.fr 06 43 65 27 32 

À propos de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) 

La Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) est l’organisation patronale des TPE-PME françaises, tous secteurs confondus. Elle se mobilise pour défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics et dans les négociations paritaires, en France et à l’international. La CPME regroupe 320 000 entreprises employant près de 6 millions de salariés. Forte d’un réseau de 115 fédérations et 117 unions territoriales, elle est implantée dans tous les départements et régions, y compris l’outre-mer. 

Contact presse : Pierre Guyot pguyot@cpme.fr  06 73 73 83 18 

À propos de la Confédération des Grossistes de France (CGF) 

À travers l’union d’une trentaine de fédérations adhérentes, la Confédération des grossistes de France (CGF) est l’organisation professionnelle représentative de l’ensemble du commerce de gros : le secteur représente 160 000 entreprises partout en France (dont 20 000 grands groupes, ETI et PME) qui emploient près d’un million de salariés et génèrent plus de 900 milliards d’euros de chiffre d’affaires. 

Contacts presse : Hélène Milesi helene.milesi@comfluence.fr 06 71 73 92 06 / Patrick Chastel patrick.chastel@comfluence.fr 06 35 47 12 36 

À propos de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP) 

La Fédération Nationale des Travaux Publics représente près de 9000 entreprises et 300 000 salariés. Les entreprises de travaux publics construisent et entretiennent au quotidien les infrastructures essentielles de notre pays : transports, eau, énergie, numérique et aménagements urbains. 

Contact presse : Lucile HERVÉ  hervel@fntp.fr 06 59 90 58 77 

À propos de la Fédération des Entreprises de Propreté, d’Hygiène et Services Associés (FEP)  

Créée en 1966, la FEP est la principale organisation patronale du secteur de la propreté. Composée de TPE, PME et de grandes entreprises représentant 70% des effectifs d’un secteur regroupant près de 15 500 entreprises d’au moins un salarié, avec près de 600 000 emplois et un chiffre d’affaires de 21 milliards d’euros. La fédération défend et accompagne les entreprises adhérentes grâce à des formations, conseils et actions territoriales. Elle est présente sur tout le territoire via 9 chambres régionales. La FEP fédère son réseau de proximité et représente la profession auprès des pouvoirs publics nationaux et territoriaux. La FEP anime le dialogue social de la branche et défend les intérêts des entreprises auprès des instances nationales et européennes, notamment au sein du MEDEF, de la CPME et de l’EFCI. 

Contact presse : Florian BUNOUST BECQUES relationspubliques@gie-monde-proprete.com 07 76 92 38 81 

À propos de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) 

La FFB assure au quotidien la défense de 50.000 entreprises adhérentes, dont 35.000 de taille artisanale. Ils réalisent les 2/3 des 208 milliards d’euros HT de la production annuelle du bâtiment et emploient les 2/3 des 1.258.000 salariés du bâtiment. La FFB a pour vocation de rassembler les entreprises de bâtiment de toutes tailles, afin de défendre efficacement les intérêts collectifs de la Profession. 

Contact presse : Anaïk CUCHEVAL cuchevala@national.ffbatiment.fr 01 40 69 51 39  

À propos des Entreprises au Service de la Restauration Collective (SNRC) 

Le Syndicat national de la restauration collective (SNRC) représente des PME familiales et régionales, entreprises de taille intermédiaire et grands groupes leaders mondiaux, servant 6,7 millions de repas chaque jour, dans plus de 28 000 restaurants, sur l’ensemble du territoire, pour 12,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et près de 100 000 emplois non délocalisables. Championnes de l’approvisionnement France, nos entreprises permettent l’accès à une alimentation saine, sûre, équilibrée et durable, du plus jeune au plus grand âge. 

Contact presse : snrc@adsentis.com 06 13 15 18 25 

À propos du Groupement des Professions de Service (GPS) 

Le Groupement des Professions de Services réunit des fédérations professionnelles et des entreprises de services afin de défendre, promouvoir et faire reconnaître leur contribution essentielle à l’économie, à l’emploi et à la société. Les services accompagnent la vie quotidienne des Français, renforcent l’attractivité des territoires et soutiennent la compétitivité des entreprises. Espace d’analyse, de coordination et d’influence, le GPS porte la voix collective des services auprès des pouvoirs publics, des acteurs économiques et dans le débat public. 

Les entreprises de services représentent aujourd’hui 47,7 % de la valeur ajoutée des entreprises privées, près de 10 millions d’emplois salariés et 65 % des créations nettes d’emplois salariés. 

Contact presse : Fanny Favorel-Pige fanny.favorel-pige@gps.asso.fr 06 83 03 85 15 

Rapport développement durable 2025

À travers cette nouvelle édition, la CPME réaffirme son engagement en faveur de la transition écologique des TPE-PME et rappelle l’importance de maintenir le cap dans un contexte économique exigeant.

Ce rapport met en lumière les actions menées par la CPME autour de plusieurs priorités : l’économie circulaire et les filières à responsabilité élargie du producteur, l’énergie, le climat, la décarbonation et l’adaptation au changement climatique, l’eau et la biodiversité, ainsi que la RSE et le reporting extra-financier, notamment la CSRD.

Il témoigne également du renforcement de la communication de la CPME sur les réseaux sociaux en matière de développement durable, afin de valoriser l’engagement concret des TPE-PME sur ces enjeux. Consulter le rapport 2025 :

Gel des allègements de charges : la CPME alerte sur une double peine pour les entreprises et les salariés

La CPME salue la reconduction et l’élargissement des mesures ciblées en faveur des entreprises et des salariés les plus exposés à la hausse des carburants. Mais elle alerte sur la décision de geler les allègements de charges, qui risque de fragiliser davantage les TPE-PME dans un contexte économique déjà très dégradé. 

Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, la CPME plaide pour des mesures raisonnables, ciblées et rapidement mobilisables. À cet égard, les annonces du Premier ministre vont dans le bon sens sur plusieurs points. 

La CPME se félicite notamment du doublement de la prime carburant employeur, portée à 600 euros, défiscalisée et désocialisée, à la main de l’employeur. Cette mesure, portée par la CPME, permettra aux entreprises qui le peuvent de soutenir leurs salariés confrontés à l’augmentation du prix des carburants. La CPME salue également le doublement de l’aide aux grands rouleurs, ainsi que l’engagement du Premier ministre à rendre cette aide effective rapidement, avec une ouverture de la plateforme d’inscription dès le 27 mai et un versement prévu début juin. L’effectivité des aides était une condition essentielle : une aide annoncée mais inaccessible ne répond pas à l’urgence. 

Les mesures sectorielles annoncées pour le transport routier, le BTP, les taxis, les pêcheurs, les agriculteurs ou encore les aides à domicile répondent également à des situations concrètes. Elles vont dans le sens d’un soutien ciblé aux activités les plus exposées à la flambée des coûts. 

Mais ces avancées ne doivent pas masquer le principal point d’alerte : le gel des allègements de charges patronales. 

Alors que le SMIC va être revalorisé, ce qui est normal et légitime pour les salariés, le maintien de l’enveloppe des allègements de charges va mécaniquement renchérir le coût du travail pour les entreprises. Pour les TPE-PME, c’est une double peine : elles devront absorber la hausse des salaires, tout en voyant une partie des allègements ne pas suivre cette évolution. 

Cette décision intervient au pire moment. L’enquête de conjoncture menée par la CPME auprès de 2 350 dirigeants montre que 45 % constatent une dégradation de la situation de leur entreprise, que 38 % jugent leur trésorerie tendue ou critique, et que 78 % déclarent être directement impactés par la crise au Moyen-Orient. Surtout, 57 % des dirigeants ne répercutent pas et n’envisagent pas de répercuter les hausses de coûts sur leurs prix de vente. 

Dans ces conditions, toute hausse supplémentaire du coût du travail aura des conséquences directes sur l’activité, l’investissement et l’emploi. Elle pèsera également sur le pouvoir d’achat : si les entreprises ne peuvent pas absorber cette hausse, elles ne pourront pas non plus répondre aux demandes des salariés dont les rémunérations se situent juste au-dessus du SMIC. 

« On ne peut pas demander aux entreprises d’augmenter les salaires et, dans le même temps, renchérir le coût du travail. C’est une double peine qui pèsera sur l’activité, sur l’emploi et, au final, sur le pouvoir d’achat des salariés », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME. 

La CPME demande donc que le gel des allègements de charges soit temporaire et fasse l’objet d’une clause de revoyure. Dans un moment de très forte incertitude, il serait dangereux d’installer durablement une mesure susceptible de freiner l’activité et de multiplier les risques de défaillances. 

La CPME enfin prend acte de l’engagement du gouvernement de ne pas augmenter les impôts dans le budget 2027. Elle prend acte, mais elle prend date. Cet engagement devra être confirmé et tenu dans le débat parlementaire. 

La priorité doit désormais être claire : soutenir l’activité, préserver la trésorerie des entreprises, éviter la casse économique et maintenir la capacité des TPE-PME à investir et à employer. 

Retrouvez l’’étude de conjoncture de la CPME : les TPE-PME sous haute tension au premier semestre 2026

TPE-PME : face au choc des coûts, les entreprises entrent dans une zone de risque majeure

Alors que le gouvernement doit présenter ce jeudi des mesures de soutien aux entreprises et aux salariés confrontés aux conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient, la CPME alerte sur la dégradation rapide de la situation des TPE-PME. Selon une enquête menée auprès de 2 350 dirigeants du 28 avril au 12 mai 2026, les entreprises ne peuvent plus absorber seules le choc des coûts.

La situation économique des TPE-PME françaises se dégrade nettement. Au premier semestre 2026, 45 % des dirigeants interrogés constatent une détérioration de la situation globale de leur entreprise. Les perspectives ne laissent pas entrevoir d’amélioration rapide : les anticipations pour le second semestre restent très dégradées, dans un contexte de marges comprimées, de trésoreries fragilisées et d’incertitude persistante.

La trésorerie constitue désormais le principal point de tension. 38 % des dirigeants jugent leur trésorerie tendue ou critique, dont 11 % dans une situation où la survie de l’entreprise est menacée à court terme. Cette fragilité est d’autant plus préoccupante que l’accès au financement bancaire devient plus difficile pour les entreprises déjà exposées.

La crise au Moyen-Orient agit comme un accélérateur de ces difficultés. 78 % des chefs d’entreprise déclarent que leur activité est directement impactée. La hausse des coûts, en particulier des carburants, de l’énergie et des matières premières, pèse brutalement sur les équilibres économiques. Or, une grande partie des TPE-PME n’a pas la capacité de répercuter ces surcoûts sur ses prix de vente, sauf à perdre des clients ou des marchés.

Pour la CPME, le risque est clair : un effet ciseau entre baisse d’activité, hausse des charges et trésoreries sous pression. Ses conséquences peuvent être immédiates sur l’investissement, mais aussi sur l’emploi. Déjà, près d’un dirigeant sur cinq indique avoir réduit ses effectifs au premier semestre. Si rien n’est fait rapidement, la situation pourrait basculer pour de nombreuses entreprises.

« Les TPE-PME ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un choc international qu’elles ne maîtrisent pas. Quand les coûts explosent et que les marges disparaissent, c’est l’investissement, l’emploi et parfois la survie même de l’entreprise qui sont en jeu », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME.

La CPME attend donc des annonces gouvernementales des mesures rapides, ciblées et immédiatement mobilisables. Elle appelle en particulier à permettre le report ou l’étalement des charges fiscales et sociales pour les entreprises les plus fragilisées, ainsi qu’à préserver le soutien à l’investissement, afin d’éviter que les arbitrages de court terme ne compromettent la capacité de rebond des TPE-PME.

L’étude complète est disponible sur le site internet de la CPME.

Lettre du président

Amir-Reza-Tofighi

Chères Présidentes, Chers Présidents, Chères toutes et chers tous,

Si j’ai souhaité ce rendez-vous, c’est pour une raison simple : vous dire ce que la CPME fait, ce qu’elle obtient, et les combats que nous avons encore à mener.

Face à la crise au Proche-Orient, la CPME a pris ses responsabilités. Une cellule de crise a été mise en place pour relayer au gouvernement les préoccupations des fédérations et des territoires, demander l’adaptation des dispositifs existants et défendre les secteurs les plus exposés. Encore hier, nous avons obtenu une nouvelle victoire pour les gros rouleurs, avec les annonces du Premier ministre, et nous continuons à nous battre pour les autres branches. Nous lançons cette semaine une enquête de conjoncture pour prendre le pouls du réseau.

Sur le travail le 1er mai, nous étions proches de gagner ce combat que nous menons depuis plus d’un an. Face aux hésitations du gouvernement, la CPME s’est immédiatement mobilisée. Nous avons obtenu une première avancée, avec une possibilité pour l’instant limitée aux artisans boulangers et fleuristes. C’est utile, mais le compte n’y est pas encore. Une instruction administrative ne remplacera jamais une règle simple, claire et juste. Nous ne demandons pas un passe-droit ; nous demandons une loi fondée sur le bon sens. Nous restons mobilisés pour une inscription rapide à l’ordre du jour du Parlement et pour élargir le texte à d’autres secteurs. 

Concernant les arrêts maladie, nous avons obtenu que ce sujet soit enfin traité à la hauteur de ses conséquences. Le montant des indemnités journalières a connu une augmentation de 45% depuis 2019, pour atteindre 18 milliards d’euros en 2025 ! Contrôles renforcés, signalement simplifié, prévention : la méthode va dans le bon sens. Notre ligne est claire : protéger les salariés malades, oui ; fermer les yeux sur les abus, non. Le gouvernement ouvre désormais une séquence de négociation avec les partenaires sociaux. La CPME y prendra toute sa part pour que la lutte contre les abus ne se traduise ni par plus de complexité ni par plus de charges pour les entreprises.

Le projet de loi sur la simplification économique n’a pas été « le grand soir ». Mais je veux insister sur une victoire : l’adoption du Test Entreprises (ex-Test PME), porté par la CPME depuis plus de dix ans. Un réflexe de bon sens : avant de voter une loi et d’ajouter une norme, il faudra désormais vérifier qu’elle fonctionne dans le quotidien d’une PME. Trop souvent, on légifère loin du terrain. Cette mauvaise habitude doit changer. La simplification ne se mesurera pas aux discours, mais au temps rendu aux entrepreneurs.

Les choses bougent aussi en interne. Nous avons lancé Positions & Arguments, une lettre hebdomadaire pour porter plus efficacement la voix de la CPME. Nous avons gagné la majorité des présidences d’Urssaf régionales et la quasi-totalité des présidences régionales du Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants, ainsi que sa présidence nationale. Et j’étais la semaine dernière à Bruxelles pour parler souveraineté européenne et marchés publics, parce que la CPME doit être forte dans les territoires, mais aussi forte en Europe.

La démarche Réflexe PME, engagée à l’occasion des municipales, a montré l’efficacité de notre réseau : de nombreux maires ont signé notre charte, parmi lesquelles ceux de Paris, Nice, Vitry-le-François, Strasbourg, Bordeaux ou Tournon-sur-Rhône… Forts de ces premiers succès, je vous invite à prolonger la mobilisation et à multiplier les rencontres avec les nouveaux maires.

Comme vous le savez, la crise actuelle exige de l’Etat plusieurs milliards d’euros d’économies pour compenser la hausse des taux d’intérêt. Dans ce contexte, je suis intervenu hier au Comité d’alerte des finances publiques où j’ai présenté trois points de vigilance : ne pas toucher aux allégements de charges, car ce serait augmenter le coût du travail et impacter au final le salaire net des salariés, ne pas donner un nouveau coup de rabot sur les aides à l’apprentissage ; enfin éviter les coups de barre successifs dans les politiques publiques, comme nous l’avons vu avec MaPrimeRénov’. Je rencontre ce soir le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, pour porter la voix de la CPME qui sera en pointe sur ces sujets.

C’est aussi le sens du rendez-vous du 25 juin, avec la Grande Assemblée des entrepreneurs, qui sera une étape historique pour la CPME. Je vous invite à en faire la promotion et, bien sûr, à être présents. Plus que jamais, notre organisation doit faire entendre une voix claire, forte et utile : celle des entrepreneurs qui tiennent le pays debout.

Bien fidèlement, 

Amir REZA-TOFIGHI

Facturation électronique : dépasser les idées reçues

Facturation électronique CMPE Var

À l’approche du 1er septembre 2026, la facturation électronique obligatoire devient une réalité pour les entreprises. Pour accompagner les dirigeants, la Banque de France et la CPME se mobilisent.

Dans la nouvelle vidéo EDUCFI, Franck BATAILLE, membre du comité exécutif de la CPME en charge du Numérique et de l’Innovation, apporte son éclairage.

L’objectif ? Lever les inquiétudes autour du coût, de la complexité ou encore de l’utilité de la réforme, en donnant la parole à des chefs d’entreprise.

La CPME, aux côtés de la Banque de France, poursuit son engagement pour informer et accompagner les entrepreneurs dans cette transition clé.

Projet de loi de simplification de la vie économique

La CPME salue l’adoption par le Parlement du Projet de loi de simplification de la vie économique, au terme d’un parcours législatif initié en avril 2024. Très attendu par les entrepreneurs et bien qu’encore insuffisant, ce texte marque une première avancée pour les TPE, PME et PMI, qui demandent depuis longtemps moins de démarches administratives et davantage de simplicité réglementaire.

La CPME tient également à saluer les ministres qui ont, à chaque étape d’instruction du texte, pris appui sur ses propositions et contribué à faire aboutir plusieurs dispositifs attendus par nos entreprises.

La CPME soutient l’ambition du texte : simplifier la vie des entreprises sans recréer de nouvelles complexités. Plusieurs mesures vont dans le bon sens :

– Le renforcement du principe du “silence vaut acceptation” : Si l’administration ne répond pas dans le délai prévu, son silence ne bloque plus l’entreprise, il vaut accord ;

– Des avancées sur la commande publique, avec des outils plus simples et des procédures plus lisibles pour les PME-TPE : plateforme plus unifiée, relèvement des seuils de publicité et de mise en concurrence et simplification de l’accès aux marchés publics.

La CPME se félicite surtout de l’adoption du « Test entreprises » (ex « Test PME »), qu’elle porte depuis plus de 10 ans. C’est une avancée majeure et une victoire importante pour les adhérents de la confédération. Ce dispositif répond à une exigence simple : ne plus produire de normes sans en mesurer, en amont, la faisabilité réelle et l’impact concret pour les petites et moyennes entreprises.

La CPME regrette en revanche le maintien du caractère optionnel des CESER (Conseil économique, social et environnemental régional), qui constituent des lieux privilégiés du dialogue social.

« Simplifier, ce n’est pas déréglementer. Simplifier, c’est permettre à celles et ceux qui créent de l’activité et de l’emploi de consacrer plus de temps à leur cœur de métier », déclare Amir Reza-Tofighi, président de la CPME.

La CPME sera au rendez-vous pour que cette dynamique de simplification se traduise désormais en résultats concrets pour les entreprises sur le terrain.