Amir REZA – TOFIGHI, président de la CPME apporte des précisions sur le sujet de la représentativité patronale

  Depuis quelques jours, mon intervention samedi à l’Institut de la Boétie, dans le cadre d’un échange consacré aux enjeux économiques en présence de l’U2P organisé par LFI, a suscité des réactions et des interprétations qui appellent une clarification directe, complète et sans ambiguïté.

Je souhaite donc m’adresser à vous personnellement afin de revenir sur le contexte précis de cette intervention et rappeler notre ligne constante.   Cette intervention portait sur des sujets strictement économiques : compétitivité, situation des entreprises, investissement, emploi. Il est par ailleurs utile de rappeler que l’ensemble des organisations patronales interprofessionnelles y sont déjà intervenues par le passé, sans que cela ne soulève de difficulté particulière. Dialoguer dans ce type de cadre n’a jamais signifié adhérer aux positions de ses interlocuteurs.   Une question relative à la représentativité patronale n’était pas prévue dans le cadre de cet échange et s’est introduite au cours de la discussion.
Je veux être parfaitement clair : la CPME n’a jamais souhaité, ni porté, ni soutenu une modification des règles de la représentativité patronale dans ce cadre.

La représentativité est un sujet institutionnel majeur, qui engage l’équilibre du dialogue social. Elle ne peut être traitée ni à la marge, ni par des raccourcis, ni sous l’effet de polémiques ou de mises en scène politiques.
  Face aux détournements et aux extraits tronqués diffusés dans la foulée, nous avons pris nos responsabilités en publiant un communiqué de presse immédiatement, afin de rappeler publiquement et clairement la position de la CPME.
Je veux être encore plus clair sur notre position vis-à-vis de La France insoumise.
  Il n’y a strictement aucune convergence entre la CPME et LFI — ni sur le fond, ni sur la vision économique. Les propositions portées par LFI sont radicales, idéologiques et profondément dangereuses pour notre économie : elles fragilisent l’investissement, découragent la prise de risque, détruisent la création d’emplois et affaiblissent durablement les entreprises.
La France Insoumise cherche par ailleurs à opposer artificiellement les entreprises entre elles, en dressant les “petits” contre les “gros”, pour donner le sentiment qu’elle défendrait les entrepreneurs. Cette approche est non seulement trompeuse, mais profondément nocive.
Opposer les entreprises entre elles affaiblit l’ensemble du tissu économique. Ce n’est qu’ensemble — TPE, PME, ETI et grands groupes — que nous pourrons faire grandir notre économie, créer de la valeur, de l’emploi et de la compétitivité. La CPME ne tombera jamais dans ce piège.

La CPME combat ces idéessans ambiguïté et sans relâche, portée par l’engagement quotidien de ses fédérations, de ses CPME territoriales et de l’ensemble de ses élus.
  Dialoguer pour défendre nos positions ne signifie ni complaisance, ni convergence, ni renoncement. Cela signifie assumer le combat économique, là où il se joue, pour protéger l’entreprise, l’emploi et l’investissement.   Je ne peux enfin passer sous silence le fait que certains cherchent à profiter de cette instrumentalisation politique pour tenter d’affaiblir la CPME, au lieu de défendre l’unité du monde patronal. Je le dis sans esprit polémique, mais avec lucidité : ces stratégies de division détournent l’attention de l’essentiel et contribuent, au final, à affaiblir la parole économique face à ceux qui contestent l’entreprise.
Car l’essentiel est ailleurs.
  Le débat sur la représentativité, quel qu’il soit, ne doit jamais éclipser l’urgence de nous battre ensemble pour porter le combat des entreprises, dans un contexte économique, social et budgétaire particulièrement exigeant.
  La CPME restera fidèle à ce qui fait sa force :
• une ligne claire,
• une parole responsable,
• une action déterminée au service des entrepreneurs et des filières
• un engagement territorial permanent, porté chaque jour par des femmes et des hommes engagés sur le terrain.

Je tenais à vous apporter ces éléments de clarification en toute transparence et à vous remercier pour votre engagement et votre confiance.

Bien fidèlement,   Amir REZA-TOFIGHI Président de la CPME

La CPME réaffirme son attachement au débat d’idées et précise sa position sur la représentativité patronale

À la suite de publications faisant état d’une convergence entre la CPME et des responsables politiques sur une évolution des règles de la représentativité patronale, la CPME souhaite apporter une clarification.

La CPME a participé à un débat organisé par l’Institut La Boétie par conviction : le débat d’idées est indispensable pour faire avancer le pays. Dans un contexte économique et social tendu, nous estimons qu’il est de notre responsabilité d’aller débattre partout, y compris avec des interlocuteurs dont les positions sont parfois très éloignées des nôtres, notamment lorsqu’ils défendent des réponses fondées sur davantage d’impôts ou de contraintes pour les entreprises.

La CPME agit avec une ligne constante : défendre le monde de l’entrepreneuriat, en particulier les TPE-PME et les ETI, socle de l’économie productive, de l’emploi et de la cohésion territoriale. Le dialogue et la négociation sont au cœur de notre ADN.

S’agissant de la représentativité patronale, la CPME n’a pas porté de proposition de modification des règles dans le cadre de ce débat. Ce sujet, institutionnel et structurant, ne peut être traité ni dans un débat politique, ni à la marge d’un échange économique, mais relève d’un travail sérieux entre organisations patronales représentatives et les pouvoirs publics.

Enfin, la CPME rappelle qu’il n’existe pas de “petit patronat”, mais des entrepreneurs engagés, qui prennent des risques, créent de l’emploi et se battent chaque jour pour leur pays. Ils méritent d’être soutenus par l’ensemble de la classe politique, sans caricature ni instrumentalisation.

Hausse du chômage : à la veille de la conférence sociale, l’emploi paie la fin de la politique de l’offre

Les chiffres publiés aujourd’hui sur les inscrits à France Travail au quatrième trimestre 2025 confirment une dégradation de la situation de l’emploi : 3,35 millions de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A), soit +6,8 % sur un an (France hors Mayotte).

Pour la CPME, ces données traduisent une réalité sans appel : la fin de la politique de l’offre, concomitante aux ⁠incertitudes politiques et géopolitiques, gèle les décisions d’embauche, en particulier dans les PME, et entraîne l’augmentation des faillites d’entreprise. Autant de freins qui pénalisent directement les entreprises et transforment chaque embauche en prise de risque.

Demain, à l’ouverture des ateliers de la conférence Travail Emploi Retraites, cette alerte sur l’emploi appelle des réponses. Pour la CPME, ces travaux doivent permettre de rétablir rapidement un cap clair, vers plus de travail, plus de productivité pour tendre au plein emploi. 

Les attentes des PME sont identifiées : stabilité fiscale et réglementaire, allégement du coût du travail, prévention des défaillances, simplification et sécurisation des parcours professionnels. C’est ce que la CPME portera dès demain pour orienter le travail de la conférence sociale.

Facturation électronique : comprendre et se préparer !

La réforme de la facturation électronique modifie le processus de transmission des factures. Toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA sont concernées, y compris celles bénéficiant de la franchise en base.

Au plus tard le 1er septembre 2026, toutes les TPE-PME devront être capables de recevoir leurs factures au format électronique. L’année suivante, en septembre 2027, elles devront également être en mesure de les émettre dans ce format et/ou de télétransmettre leurs recettes.

Pour vous aider à comprendre les impacts sur votre activité, la CPME met à votre disposition des documents pour vous expliquer les grands principes et vous aider à être prêt :

➯ La facturation électronique : pour être prêt en septembre 2026, commencez dès aujourd’hui!

Pour saisir les enjeux de la réforme pour les PME , visionnez le reportage Expression directe de 4mn : « Facturation électronique dans moins d’un an : les PME ont tout à y gagner« 
 

Outils et contacts mobilisables pour accompagner les TPE-PME vers la facturation électronique

Pour accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de la réforme de la facturation électronique, la CPME organise chaque mois depuis septembre 2025, un webinaire :

  • 26 septembre 2025 : « Facturation électronique : tout comprendre de la réforme et de ses échéances » :
    Ce premier webinaire a présenté les grandes lignes de la réforme, ses impacts sur les processus de facturation et les premières étapes à mettre en œuvre. voir le replay du webinaire ici 
  • 24 octobre 2025 : « Facturation électronique : adopter les bons réflexes » : un focus les solutions disponibles pour réussir la transition. Voir le replay du webinaire ici 
  • 19 novembre 2025 : « Facturation électronique : maîtriser la réception de vos factures  » : voir le replay ici
  • 6 janvier 2026 : « Facturation électronique : Focus sur les associations » Voir le replay ici 

Ces webinaires sont une occasion idéale pour se préparer sereinement aux échéances de 2026 et 2027.

➯ Vous pouvez vous aussi, organiser des événements sur cette réforme avec les acteurs clés de la réforme :

  • Correspondants départementaux DGFiP :

Des référents locaux sont disponibles pour vous informer, orienter et coanimer des événements d’information sur la réforme.

Documents utiles

DGFIP- Référents Facturation électronique

  • Plateformes agréées sous réserve :

Pour répondre à la diversité des situations, le dispositif de facturation électronique qui a été retenu s’appuie sur un réseau de plateformes privées agréées par l’État. Ce choix vise à garantir une offre souple, évolutive, soutenable économiquement et adaptée aux pratiques existantes dans les entreprises. Afin de vous aider à identifier des acteurs de confiance, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a créé deux labels :

  • Les plateformes immatriculées par l’État, qui constituent l’ossature du dispositif.
  • Les solutions compatibles (logiciels comptables, caisses enregistreuses…).

Important : En septembre 2025, plus d’une centaine de plateformes sont immatriculées sous réserve de tests techniques. Les levées de réserve interviendront en fin d’année ou janvier 2026. Pour avoir une vision globale de plateformes agréées immatriculées sous réserve, un recensement est disponible : https://www.impots.gouv.fr/liste-des-plateformes-agreees-immatriculees-sous-reserve

Parallèlement, la CPME a pris contact avec l’ensemble des plateformes souhaitant être agréées afin de recueillir un référent PME/TPE. Une première liste de ces contacts est publiée et sera régulièrement enrichie au fil des retours. Elle peut vous servir de point de contact pour organiser des événements au sein de vos fédérations ou territoires.

A noter : L’annuaire de la facturation électronique, pivot de la transmission des factures, a été mis en ligne par l’Agence pour l’Informatique Financière de l’État (AIFE). Il permet à toute organisation de vérifier son raccordement à une plateforme agréée et de choisir sa plateforme pour se préparer à la réforme. Pour vérifier si une entreprise est concernée par la réforme ou identifier la plateforme de réception et l’adresse électronique de facturation :

Contrôle de sécurité – Annuaire de la facturation électronique.

Fiches pédagogiques à destination des dirigeants

La CPME a participé à plusieurs réunions avec la DGFiP pour réaliser des fiches qui expliquent de façon claire les obligations et les bénéfices de la réforme de la facturation électronique.

Pour en savoir plus, consultez les 10 fiches pédagogiques – co-construites avec un panel de TPE/PME dont la CPME :

Documents utiles

Fiche pédagogique – TPE/PME – Préambule

Fiche 1 Que va-t-il se passer pour mon entreprise en matière de facturation ?

Fiche 2 Mon entreprise sera-t-elle obligée de facturer électroniquement

Fiche 3 À partir de quelle date mon entreprise doit-elle être prête à recevoir des factures électroniques ? Et à en émettre ?

Fiche 4 Quelles sont les premières étapes pour mon entreprise en matière de facturation électronique ?

Fiche 5 Quelle documentation est disponible ? Où trouver de plus amples informations ?

Fiche 6 À compter du 1er septembre 2026, comment mon entreprise vat-elle recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs

Fiche 7 Transmission des données de transaction (ou e-reporting de transaction) : mon entreprise est-elle concernée ? Quand, quo

Fiche 8 Transmission des données de paiement (ou e-reporting de paiement) Mon entreprise doit-elle transmettre les données de pa

Fiche 9 De quel équipement / logiciel mon entreprise aura-t-elle besoin pour la facturation électronique et/ou le e-reporting

Fiche 10 Comment mon entreprise va-t-elle facturer les entités publiques ?

Logigramme : mes obligations personnalisées en quelques clics

Fruit d’un travail collectif au sein du groupe de travail « Accompagnement des TPE-PME », un outil a été conçu pour permettre aux entreprises de connaître leurs obligations de manière personnalisée.

Intitulé « La facturation électronique, qu’est-ce que ça change pour moi ? » il est disponible sur le site de la direction générale des Finances publiques (DGFiP) dans l’espace : « Passer à la facturation électronique » .

https://www.impots.gouv.fr/facturation-electronique-qu-est-ce-que-ca-change-pour-moi

Reporting des PME : enfin de vraies simplifications !

Après le vote intervenu au Parlement européen le 16 décembre, le paquet « Omnibus I » sur les directives relatives au reporting de durabilité (CSRD) et au devoir de vigilance (CS3D) est définitivement adopté.

Premier texte de simplification proposé par Ursula von der Leyen, ce vote marque une étape importante dans la réalisation de la promesse de réduire d’au moins 35 % les obligations de reporting pesant sur les PME.

Tout au long des négociations, la CPME s’est fortement mobilisée pour protéger les PME contre les demandes d’informations excessives venant des donneurs d’ordres et a obtenu plusieurs avancées concrètes.

S’agissant de la CSRD :

• Seuil d’application relevé aux entreprises de plus de 1 000 salariés réalisant un chiffre d’affaires annuel net supérieur à 450 millions €, limitant les effets de ruissellement vers les PME ;

• Norme de reporting volontaire reconnue comme « value chain cap », encadrant strictement les informations pouvant être demandées aux PME qui bénéficieront d’un droit de refus pour toute demande allant au-delà de ce cadre.

Concernant la CS3D :

• Seuil d’application relevé aux entreprises de plus de 5 000 salariés dont le chiffre d’affaires annuel net dépasse 1,5 milliard €;

• Cartographie de la chaîne de valeur ciblée sur les secteurs à risque et basée sur les informations déjà disponibles publiquement, réduisant la charge administrative des PME.

Enfin, la future norme de reporting volontaire sera basée sur la norme de reporting volontaire pour les PME (VSME), à laquelle la CPME a activement contribué.

Une consultation publique sur cette norme sera lancée par la Commission européenne au début de l’année 2026.

Budget 2026 : un budget de renoncement, soutenu par responsabilité

Le 19 janvier 2026, 

La CPME prend acte de la proposition finale de budget pour 2026. Dans un contexte d’instabilité politique, économique et internationale, la France a besoin d’un budget. C’est pourquoi, malgré de profonds désaccords sur le fond, la CPME appelle à son adoption, par sens des responsabilités.

Dans ce cadre, la CPME souligne que les TPE et PME ont globalement été protégées des hausses d’impôts, ce qui constitue un point positif et le fruit du dialogue engagé. L’absence de loi de finances prolongerait une incertitude préjudiciable pour les entreprises, l’emploi et l’investissement.

Pour autant, ce budget n’est pas un budget de redressement. C’est un budget de compromis fondé sur des renoncements, sans vision stratégique pour l’économie française. Le passage annoncé du déficit public de 5,4 % à 5 % du PIB constitue un ajustement, mais largement insuffisant au regard du décrochage de nos finances publiques.

La France demeure le pays aux impôts de production les plus élevés d’Europe. Le report, une nouvelle fois, de la baisse de la CVAE en est l’illustration. Cet impôt, dû indépendamment des résultats de l’entreprise, pénalise l’investissement, la compétitivité et l’emploi. On ne peut pas appeler à la réindustrialisation tout en maintenant les freins qui l’empêchent.

La reconduction de la surtaxe d’impôt sur les sociétés, pourtant présentée comme exceptionnelle, affaiblit la parole publique dans un contexte de fragilisation des entreprises. Si la CPME se félicite que le gouvernement ait renoncé à remettre en cause les allègements de charges, le coût du travail augmentera néanmoins en 2026, avec près de 1,5 milliard d’euros supplémentaires déjà programmés.

Le statu quo sur les retraites constitue un renoncement lourd de conséquences. En refusant toute réforme, on pousse le système dans le mur et on transmet aux jeunes un modèle social qui ne tiendra pas. Faute de responsabilisation et de dépenses mieux ciblées, les marges de manœuvre disparaissent et l’effort continue de peser principalement sur les actifs et les entreprises.

L’augmentation de la prime d’activité illustre la persistance d’un mauvais logiciel économique. Si l’objectif de mieux rémunérer le travail est partagé, il ne peut reposer durablement sur la dépense publique. Quand le coût du travail augmente, les salaires n’augmentent plus.

La CPME salue néanmoins le maintien de dispositifs essentiels à l’économie productive : le pacte Dutreil, la stabilité du régime fiscal des holdings, et une approche mesurée de la fiscalité du patrimoine, évitant à la France de s’isoler.

Une fois le budget adopté, la CPME prendra toute sa part pour rétablir la confiance et engager les réformes nécessaires. Mais ce budget ne peut être qu’une étape. 2027 devra être un moment de clarification.

Observatoire 2026 des entrepreneures : le plafond de verre coûte des centaines de milliards à la France

Le problème n’est plus l’émergence : c’est le passage à l’échelle. C’est la conclusion centrale de l’Observatoire 2026 « L’influence économique des entreprises dirigées par des femmes en France » . Les femmes dirigent 1,3 million d’entreprises, soit un quart (26%) du périmètre micro–PME–ETI, mais ne représentent que 12,45% du chiffre d’affaires, soit 403 milliards d’euros.

C’est deux fois moins, alors que ces entreprises affichent une meilleure rentabilité que celles dirigées par des hommes. Ce paradoxe n’est pas une question de performance. C’est une question d’accès aux opportunités de développement, donc à la croissance – avec à la clé un manque à gagner de plusieurs milliards pour l’économie française.

Cet Observatoire, construit à partir des données publiques de 200 000 entrepreneures, a été élaboré par Les Alfas de l’économie, une initiative de la CPME visant à rappeler la place essentielle des femmes dans l’économie, et à lever les verrous qui entravent leur développement.

Les entreprises dirigées par les femmes contribuent déjà de manière significative à l’économie nationale :

  • Plus d’un million de femmes dirigent une société,
  • Elles génèrent 1,62 million d’emplois,
  • Elles représentent plus de 40% des travailleurs indépendants,
  • Et un tiers des entreprises de la micro-entreprise à l’ETI.

Pourtant, la réalité économique est implacable : alors que les entreprises dirigées par des femmes génèrent 403 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, leur chiffre d’affaires moyen est 2,4 fois inférieur à celui des entreprises dirigées par des hommes. Le constat est similaire chez les travailleuses indépendantes : bien qu’elles représentent 42% des effectifs, elles ne génèrent qu’environ un tiers des revenus de cette catégorie. De plus, leurs revenus annuels peuvent être inférieurs de plus de 30% à ceux de leurs homologues masculins selon les secteurs et les statuts. 

L’Observatoire identifie différents obstacles structurels, dont :

  • Le financement bancaire : un handicap dès le départ. Les TPE dirigées par des femmes lèvent 25% de nouveaux crédits en moins que celles dirigées par des hommes. L’écart diminue quand l’entreprise grandit, mais le retard initial pénalise durablement la trajectoire de croissance.
     
  • Le capital-risque : un fossé abyssal. Si 20% des startups en France sont fondées par au moins une femme, le financement suit une logique nettement inégalitaire : le ticket moyen des équipes 100% féminines est inférieur de 77% à celui des équipes 100% masculines. Or le capital-risque est le carburant de l’hypercroissance de ces entreprises.
     
  • La complexité administrative : une double peine. Les femmes étant plus nombreuses à diriger des très petites entreprises, elles subissent davantage la surcharge administrative. À cela s’ajoute une charge mentale renforcée par la difficulté à articuler vie professionnelle et personnelle.

Face à cela, l’Observatoire propose des solutions concrètes :

  • Mesurer pour piloter : instaurer plus de transparence sur la performance économique des entreprises dirigées par des femmes, 
  • Accélérer le financement de la croissance : créer des dispositifs orientés vers le passage PME vers ETI,
  • Intégrer l’IA comme accélérateur : rendre l’intelligence artificielle systématique dans les dispositifs d’accompagnement dédiés aux femmes,
  • Créer un statut spécifique dans les dispositifs publics de garde d’enfants, pour accompagner concrètement les entrepreneures, sans discrimination.

Fariha Shah, vice-présidente de la CPME en charge de l’entrepreneuriat au féminin et fondatrice de Cominty.AI, conclut : « L’ère de la justification est terminée. Place à l’ère de l’accélération. Cet observatoire n’est pas une fin en soi, mais une invitation à bâtir ensemble un avenir où le talent et l’ambition sont les seuls critères qui comptent. »

Fin du réseau cuivre dans le Var

Comment préparer votre entreprise à la transition vers la fibre optique ?

Le déploiement du Très Haut Débit par fibre optique s’accélère dans le Var.

En parallèle, Orange annonce la fermeture progressive de son réseau cuivre historique, devenu obsolète et nécessitant des réparations constantes.

Le démantèlement du réseau cuivre s’étale de 2025 à 2030, en plusieurs phases par zone géographique.

Une aide financière peut être accordée aux TPE en difficulté de raccordement.

N’hésitez pas à consulter la page dédiée sur le site du Préfet du Var pour plus de renseignements.

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 : réaction de la CPME

La CPME salue un vote qui apporte de la stabilité, mais regrette un débat sans courage ni vision. Elle prend acte de l’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) par l’Assemblée nationale. Dans un contexte politique fragile, ce vote vaut mieux qu’un blocage institutionnel, même si le processus législatif se poursuit désormais au Sénat.

Alors que la France fait face à un niveau de dépenses publiques inédit et à un déficit structurel qui menace la soutenabilité de notre modèle social, toutes les pistes de réformes structurelles ont été retirées les unes après les autres : maîtrise de la dépense, meilleure efficience du système de santé, responsabilité dans l’évolution des retraites…

Le résultat est clair : un vote qui rassure à court terme, mais qui ne prépare en rien l’avenir du pays.

Cette situation illustre une nouvelle fois l’incapacité de l’Assemblée nationale à construire un débat lucide, responsable et tourné vers le long terme. Pourtant, c’est ce qu’attendent les chefs d’entreprise de tout le pays.

La CPME le redit fermement : les allègements de charges ne sont ni un avantage, ni une niche. Ils compensent un coût du travail parmi les plus élevés d’Europe. Toute remise en cause de ces dispositifs reviendrait à alourdir le coût du travail, affaiblir la compétitivité des TPE-PME et faire les poches des salariés, car les entreprises n’auraient d’autre choix que de réduire leur capacité à augmenter les rémunérations.

Les dirigeants de TPE et PME ne demandent pas des incantations : ils demandent un cadre lisible, stable et prévisible. Sans cela, pas d’investissement, pas de recrutement, pas d’innovation.

La France ne pourra pas retrouver le chemin du redressement sans une diminution de la dépense publique, des réformes courageuses et une politique assumée de soutien à l’emploi et à la compétitivité.

La CPME poursuivra ses échanges avec le Sénat pour défendre une trajectoire budgétaire responsable, fondée sur la stabilité du coût du travail, la lutte contre les dérives de dépenses incontrôlées, et la modernisation de notre modèle social.

10 novembre 2025 : Courrier adressé au Premier ministre

20251112-Lettre1er-Ministre-CPME83

Courrier adressé cette semaine au Premier ministre signé par les 12 organisations patronales et associations d’entrepreneurs.

Inquiétudes autours des débats sur le budget 2026, hausses des coûts, instabilité et charges nouvelles… Nous refusons la fatalité.

Merci à toutes les organisations et associations signataires pour cette initiative collective.
Notre mobilisation est totale ! Rejoignez le mouvement !