Budget 2026 : un budget de renoncement, soutenu par responsabilité

Le 19 janvier 2026, 

La CPME prend acte de la proposition finale de budget pour 2026. Dans un contexte d’instabilité politique, économique et internationale, la France a besoin d’un budget. C’est pourquoi, malgré de profonds désaccords sur le fond, la CPME appelle à son adoption, par sens des responsabilités.

Dans ce cadre, la CPME souligne que les TPE et PME ont globalement été protégées des hausses d’impôts, ce qui constitue un point positif et le fruit du dialogue engagé. L’absence de loi de finances prolongerait une incertitude préjudiciable pour les entreprises, l’emploi et l’investissement.

Pour autant, ce budget n’est pas un budget de redressement. C’est un budget de compromis fondé sur des renoncements, sans vision stratégique pour l’économie française. Le passage annoncé du déficit public de 5,4 % à 5 % du PIB constitue un ajustement, mais largement insuffisant au regard du décrochage de nos finances publiques.

La France demeure le pays aux impôts de production les plus élevés d’Europe. Le report, une nouvelle fois, de la baisse de la CVAE en est l’illustration. Cet impôt, dû indépendamment des résultats de l’entreprise, pénalise l’investissement, la compétitivité et l’emploi. On ne peut pas appeler à la réindustrialisation tout en maintenant les freins qui l’empêchent.

La reconduction de la surtaxe d’impôt sur les sociétés, pourtant présentée comme exceptionnelle, affaiblit la parole publique dans un contexte de fragilisation des entreprises. Si la CPME se félicite que le gouvernement ait renoncé à remettre en cause les allègements de charges, le coût du travail augmentera néanmoins en 2026, avec près de 1,5 milliard d’euros supplémentaires déjà programmés.

Le statu quo sur les retraites constitue un renoncement lourd de conséquences. En refusant toute réforme, on pousse le système dans le mur et on transmet aux jeunes un modèle social qui ne tiendra pas. Faute de responsabilisation et de dépenses mieux ciblées, les marges de manœuvre disparaissent et l’effort continue de peser principalement sur les actifs et les entreprises.

L’augmentation de la prime d’activité illustre la persistance d’un mauvais logiciel économique. Si l’objectif de mieux rémunérer le travail est partagé, il ne peut reposer durablement sur la dépense publique. Quand le coût du travail augmente, les salaires n’augmentent plus.

La CPME salue néanmoins le maintien de dispositifs essentiels à l’économie productive : le pacte Dutreil, la stabilité du régime fiscal des holdings, et une approche mesurée de la fiscalité du patrimoine, évitant à la France de s’isoler.

Une fois le budget adopté, la CPME prendra toute sa part pour rétablir la confiance et engager les réformes nécessaires. Mais ce budget ne peut être qu’une étape. 2027 devra être un moment de clarification.

Fin du réseau cuivre dans le Var

Comment préparer votre entreprise à la transition vers la fibre optique ?

Le déploiement du Très Haut Débit par fibre optique s’accélère dans le Var.

En parallèle, Orange annonce la fermeture progressive de son réseau cuivre historique, devenu obsolète et nécessitant des réparations constantes.

Le démantèlement du réseau cuivre s’étale de 2025 à 2030, en plusieurs phases par zone géographique.

Une aide financière peut être accordée aux TPE en difficulté de raccordement.

N’hésitez pas à consulter la page dédiée sur le site du Préfet du Var pour plus de renseignements.

Les Olympes de l’Économie : révéler la puissance économique des femmes entrepreneures

Olympes CPME Var

Avec Les Olympes de l’Économie, la CPME fait de l’entrepreneuriat féminin une priorité économique. Ce mouvement repose sur 10 croyances fortes et affirme une réalité trop souvent négligée : les femmes entrepreneures sont des moteurs de croissance, d’innovation et de stabilité.

La CPME lance Les Olympes de l’Économie, un mouvement inédit pour replacer les femmes entrepreneures au cœur des enjeux de croissance en France. Ce projet s’inscrit dans une volonté forte : faire de l’entrepreneuriat féminin une politique économique stratégique, à la hauteur de son impact réel.

Loin d’être une option sociale, l’entrepreneuriat des femmes est une force économique nationale. Il constitue un levier de performance, d’innovation et de compétitivité pour notre pays.

Nous affirmons une réalité trop souvent sous-estimée : chaque entreprise créée par une femme est un moteur d’emploi, de valeur et de stabilité. Leur impact n’est pas périphérique, il est systémique.

Les Olympes de l’Économie reposent sur 10 croyances qui traduisent une vision et une ambition :

  1. L’entrepreneuriat des femmes est une politique économique, pas un sujet sociétal.
  2. Les entreprises créées par des femmes sont des vecteurs de croissance, d’innovation et de résilience.
  3. Leur impact est systémique : elles transforment les territoires, les filières et les modèles.
  4. Investir dans l’entrepreneuriat féminin, c’est investir dans la stabilité économique.
  5. Les femmes entrepreneures ne sont pas une minorité à soutenir, mais une majorité à reconnaître.
  6. La performance économique ne se construit pas sans diversité entrepreneuriale.
  7. Les freins à l’entrepreneuriat féminin sont des pertes de valeur pour l’économie nationale.
  8. L’ambition des femmes entrepreneures mérite une politique publique dédiée.
  9. L’entrepreneuriat féminin est un levier de souveraineté économique.
  10. Faire de l’entrepreneuriat des femmes une priorité, c’est faire progresser toute la société.

Pour incarner cette dynamique, la CPME déploie deux espaces de communication dédiés :

  • La page LinkedIn des Olympes de l’Économie
  • Le compte Instagram : @lesolympeseconomie.cpme

Ensemble, faisons de l’entrepreneuriat des femmes une politique de croissance nationale.

Guide sur l’adoption de l’intelligence artificielle à destination des commerçants

La CPME a participé début juillet 2025 au séminaire sur la mutation du commerce en centres-villes et en centres-bourgs. A cette occasion, la ministre des PME, Véronique Louwagie a dévoilé en avant-première un guide pratique IA pour les commerçants.

À travers quatre cas pratiques, ce guide peut donner aux commerçants des idées d’intégration de l’intelligence artificielle dans leur activité quotidienne pour :

  • l’amélioration du support client
  • la création de contenu
  • la personnalisation des recommandations
  • l’optimisation de la gestion des stocks

Consulter le guide pratique IA pour les commerçants

Optimiser son site web pour générer des leads : les meilleures pratiques

Chefs d’entreprise, votre site web est bien plus qu’une simple vitrine : il peut devenir un véritable levier de croissance en attirant les bons prospects, en captant leur attention et en les convertissant en clients. Quelles stratégies adopter pour maximiser votre taux de conversion ?

Améliorer l’expérience utilisateur (UX) pour convertir plus de visiteurs

Un site web bien conçu doit être intuitif, rapide et offrir une navigation fluide. Un internaute qui ne trouve pas rapidement ce qu’il cherche risque de quitter votre site sans laisser ses coordonnées.

Adaptez votre site au mobile : plus de 50% du trafic web provient des smartphones. Un site adapté à ce format est indispensable pour ne pas perdre de potentiels clients.

Simplifiez le parcours utilisateur : les informations importantes (formulaires, offres, boutons d’action) doivent être visibles et accessibles en quelques clics.

Créer des contenus engageants et à forte valeur ajoutée

Pour attirer et retenir vos prospects, misez sur du contenu pertinent et régulier. Des documents tels que des études de cas, ou des livres blancs permettant d’apporter des réponses aux problématiques de vos cibles.

Proposez du contenu téléchargeable : un guide gratuit en échange d’une adresse e-mail est un excellent moyen de générer des leads qualifiés.

Ajoutez des témoignages clients : rassurez vos visiteurs en mettant en avant les retours d’expérience de vos clients satisfaits.

Optimisez les formulaires de contact et les appels à l’action (CTA)

Un visiteur intéressé doit pouvoir vous contacter facilement et rapidement, un formulaire trop long ou un CTA mal placé peut le freiner.

Réduisez le nombre de champs obligatoires : un formulaire court augmente le taux de complétion.

Utilisez des CTA attractifs : privilégiez des boutons clairs et engageants comme « Recevoir mon devis gratuit » plutôt que « Envoyer ».

Exploitez-les (nouveaux) outils numériques

Tous les visiteurs ne se transforment pas immédiatement en clients, il est essentiel de les relancer intelligemment.

Automatisez vos emails : envoyez des séquences d’emails personnalisés après un téléchargement ou une demande d’information.

Améliorez votre référencement naturel (SEO) : Utilisez des outils comme Google Keyword Planner et choisissez des mots-clés stratégiques.

Formez-vous à l’IA : de nombreux outils gratuits sont à votre disposition et peuvent être très utiles, notamment pour la rédaction de votre contenu web et la conception de vos visuels.

En appliquant ces bonnes pratiques, vous accentuerez grandement les performances de votre site web. Un site optimisé ne se limite pas à son design : il capte l’attention, engage et convertit.

Entreprises, formez-vous à la commande publique !

Partenaire de la CPME, la mission French Tech lance avec OpenClassrooms « Je choisis la French Tech Académie » : une formation en ligne et gratuite, adaptée aux start-ups, de formation à la commande publique et d’aide à décrocher des contrats avec les acteurs publics.

Ouverte à toutes les start-ups, quelle que soit leur taille ou degré de maturité, la formation, d’une durée de 4 heures, cette formation vous permettra de :

  • plonger dans le monde de la commande publique
  • préparer une stratégie efficace pour se positionner habilement
  • décrocher et exécuter un contrat

Une question ? Ecrivez à l’adresse mail : je-choisis-la-french-tech.dge@finances.gouv.fr

Accéder à la formation : https://swll.to/mhKVCNo

Télécharger la plaquette d’information de la formation : https://swll.to/rTrYl

PME, quelles tendances Social Media 2025 intégrer à votre stratégie d’entreprise ?

En 2025, les réseaux sociaux continuent d’évoluer rapidement, offrant de nouvelles opportunités pour accroître la visibilité de votre PME et renforcer l’engagement de vos communautés. La CPME décrypte pour vous les nouvelles tendances à intégrer à votre stratégie digitale pour rester compétitifs dans cet environnement en constante mutation.

  • L’essor des vidéos courtes pour capter l’attention 

    Les trois premières secondes d’une vidéo sont déterminantes pour retenir l’attention de votre audience et inciter les internautes à visionner votre vidéo en entier : soyez créatifs ! 
     
  • Les hashtags en déclin 
    Les hashtags, autrefois essentiels, cèdent progressivement la place à une recherche par mots-clés. Privilégiez désormais des contenus visuels et descriptifs pour rester compétitifs.
     
  • L’IA au cœur de la création de contenu 

    L’intelligence artificielle vous permet de gagner du temps en automatisant et en personnalisant vos contenus sur les réseaux sociaux.
     
  • L’authenticité, nouveau levier incontournable

    ​​​​​​​Face à l’essor de l’IA, les internautes recherchent avant tout des contenus authentiques, auxquels ils pourront s’identifier. Pour renforcer l’engagement de vos communautés, pensez donc à adopter une communication qui reflète de manière fidèle les valeurs de votre entreprise.
     
  • Les employés comme ambassadeurs de votre marque 

    Encouragez vos employés à partager du contenu lié à votre entreprise, pour humaniser votre marque. Ils peuvent être de puissants ambassadeurs, et contribuerons à élargir votre visibilité.

Que faut-il attendre de la Commission européenne en 2025 ?

Le 12 février dernier, Ursula von der Leyen a présenté devant le Parlement européen à Strasbourg, le programme de travail de la Commission pour 2025. Très attendu, ce premier programme du mandat reflète les promesses faites par le nouveau collège des commissaires ces derniers mois.

Deux priorités ressortent du document : compétitivité et simplification. La présidente de l’exécutif européen entend alléger significativement les charges administratives des entreprises pour stimuler leur croissance économique et faciliter leurs transitions numérique et écologique.

Parmi les mesures présentées :

  • Simplification : au moins 35% de réduction des charges administratives des PME, publication de 3 paquets Omnibus sur la durabilité, sur les petites ETI et la numérisation, sur l’investissement ;  
  • Accès aux financements et investissements :  simplifier l’accès aux programmes Invest EU et aux fonds européens, finaliser l’Union de l’épargne et de l’investissement ;  
  • Innovation et croissance : Soutien aux start-ups/scale-ups, formation dans les secteurs innovants, création d’un 28ème régime juridique pour faciliter les transactions transfrontières ;  
  • Transition numérique et réduction de la bureaucratie : numérisation des procédures, création d’un « portefeuille européen des entreprises » facilitant les échanges de données ;
  • Compétitivité et décarbonation : publication des Actes sur l’industrie propre et sur la décarbonation de l’industrie

Pour en savoir plus, téléchargez la synthèse des mesures annoncées ci-dessous. 

Documents utiles : Commission Européenne – programme de travail 2025

La CPME tire un coup de semonce

Depuis maintenant plusieurs semaines, la CPME alerte, en vain, sur les inquiétudes mais également sur l’exaspération grandissante de ces chefs d’entreprise de TPE-PME qui se battent au quotidien pour faire vivre et développer leur entreprise en France.

C’est maintenant aux dirigeants de grandes entreprises de se faire entendre. Combien faudra-t-il de délocalisations, de disparitions d’entreprises et de chômeurs supplémentaires pour qu’on comprenne que l’alerte du monde patronal est sérieuse ?

Si les grandes entreprises et les TPE-PME sont différentes à bien des égards, elles contribuent à faire vivre le tissu économique français à travers les territoires. Les unes comme les autres sont confrontées à la même avalanche de normes et de lourdeurs administratives, à la même instabilité fiscale et règlementaire, à la même augmentation larvée du coût du travail. 

Le diagnostic est désormais connu. Le déficit public asphyxie chaque jour davantage le monde entrepreneurial. Et pourtant, la réforme de l’action publique est constamment repoussée. 

En 2025, les dépenses publiques vont continuer à augmenter et la pression fiscale sur les entreprises va, contrairement aux promesses, s’accentuer. 

Parallèlement, les textes encadrant les moindres faits et gestes des entreprises se multiplient. Alors que la nouvelle administration américaine annonce un plan de 500 milliards de dollars pour le déploiement de l’intelligence artificielle (IA), l’Europe adopte un « IA act » pour règlementer son utilisation et la France, jamais à la traine, imagine une « charte d’engagement pour une IA responsable et inclusive ». Tout est dit. Deux salles, deux ambiances. 

Il est temps que les décideurs politiques comprennent que leurs atermoiements sont suicidaires pour notre économie, pour les grandes comme pour les petites entreprises, et pour ceux qui les font vivre au quotidien. 

Il ne s’agit pas d’un appel au secours mais d’un coup de semonce.

Comment faciliter l’accès des PME aux financements européens ?  

 Le  15 janvier 2025, la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) ont publié leur enquête sur l’accès au financement des entreprises. Globalement, les résultats montrent que celles-ci ont bénéficié en 2024 de meilleures conditions de financement par rapport à l’année précédente, sans pour autant retrouver les niveaux atteints avant le Covid.

Réalisée auprès de 16 000 entreprises à travers l’UE (dont 92% de PME), l’enquête met en lumière les différentes problématiques freinant l’accès des PME aux financements européens et propose différentes solutions pour y remédier :

  • Simplifier les procédures de demande de financement pour les PME ;
  • Faciliter l’accès aux prêts bancaires en réduisant les exigences de garantie ou de sûreté et proposer des taux d’intérêt plus avantageux ;
  • Diversifier les sources de financement, notamment grâce à l’utilisation de fonds propres ou via un accès facilité au crédit commercial ;
  • Lutter contre les retards de paiement ;
  • Accompagner les PME dans les négociations avec les institutions financières ;
  • Soutenir la croissance des entreprises innovantes.

Toutefois, le rapport précise que ces solutions ne peuvent être uniformes et que, si elles veulent être efficaces, celles-ci doivent être adaptées aux spécificités de chaque PME. Seule une approche globale, alliant entrepreneurs, institutions financières et pouvoirs publics pourra permettre de répondre aux défis et contraintes freinant la croissance et la compétitivité des PME.

Rapport complet disponible