Dissolution, pour quoi faire ? Les priorités de la CPME

Le président de la République a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale, ce qui conduira, d’ici quelques semaines, à la formation d’un nouveau gouvernement. Dans ce contexte, la Confédération des PME souhaite, dès à présent, rappeler les priorités qui sont les siennes.

Il convient, avant tout, de souligner que nul n’échappera au principe de réalité. La situation budgétaire de notre pays, qui croule sous le fardeau d’une dette publique dépassant les 3 000 milliards d’euros, rend indispensable et prioritaire, une réforme de l’action publique intégrant enfin une limitation du poids de la fonction publique. Quiconque engagerait des réformes coûteuses sans prendre en compte cet élément, exposerait la France à un risque majeur.

De la même façon, la CPME souhaite que soit confirmée une politique de l’offre visant à soutenir les entreprises, la seule à même de générer cette croissance indispensable à notre pays. Ramener les prélèvements obligatoires sur les entreprises, et notamment les impôts de production, au niveau de la moyenne européenne est, à nos yeux, un objectif à atteindre pour redonner de la compétitivité aux entreprises françaises et restaurer notre souveraineté économique.

Retrouver le communiqué de presse

Internet – Téléphonie : Fin du réseau cuivre

Le réseau cuivre est le réseau qui fournit les services téléphoniques et internet par ADSL.

Ce réseau a désormais plus de 50 ans, il est vieillissant et ne permet plus toujours une qualité de connexion internet suffisante pour les usages actuels du numérique.

Le réseau cuivre va fermer progressivement jusqu’en 2030.

Pour remplacer le réseau cuivre, le Gouvernement a choisi de privilégier la fibre optique afin que les Français puissent accéder à une connexion Très Haut Débit de qualité. 

La Direction générale des Entreprises publie deux guides dont un dédié aux entreprises pour les aider dans leur transition vers le Très Haut Débit grâce à la fibre optique 

La DGE publie deux guides pour accompagner au passage à la fibre optique | entreprises.gouv.fr

Électricité : Tarifs réglementés, le critère tenant à la souscription d’une puissance inférieure ou égale à 36 kvA est supprimé

La loi visant à protéger le groupe Électricité de France (EDF) d’un démembrement et à étendre les tarifs réglementés de vente d’électricité aux TPE (TRVe) a été publiée le 11 avril 2024.

La demande de la CPME d’étendre les tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVe) à l’ensemble des TPE sans considération de puissance de leur compteur électrique (36 kvA) est intégrée à l’article 2.

Actuellement, le bénéfice de ces TRVe est limité aux TPE qui disposent d’un compteur d’une puissance inférieure ou égale à 36 kilovoltampères (kVA).  Cette condition exclut notamment une grande majorité de boulangers, de restaurateurs, de fleuristes ainsi que d’autres secteurs économiques, comme l’agriculture, dont les activités exigent une importante consommation d’électricité.

Cette disposition qui sera applicable au 1er février 2025 augmentera ainsi la protection des petites entreprises (notamment les boulangers, artisans, des petits industriels qui du fait de l’exclusion au TRVE n’ont pas pu bénéficier du bouclier pour contenir l’envolée des prix de l’électricité).

Selon le ministre chargé de l’industrie et de l’énergie, cette extension devrait concerner un million de TPE supplémentaires.  Ainsi, à partir du 1er février 2025, les chefs d’entreprise dont le chiffre d’affaires est inférieur à 2 millions d’euros et les effectifs limités à 10 salariés pourront bénéficier des tarifs réglementés même si leur puissance de compteur est supérieure à 36 kvA.

Devoir de vigilance : la France doit clarifier sa position et refuser de cautionner un texte inadapté aux entreprises

La volonté de supprimer les impacts négatifs que certaines activités peuvent générer sur les droits de l’homme, les droits sociaux, l’environnement et le changement climatique est parfaitement compréhensible. En revanche, les modalités pour y parvenir ne sont pas, en l’état, acceptables. C’est la raison pour laquelle, depuis près de deux ans, la CPME tente de convaincre les décideurs européens et nationaux des risques que comporte ce texte pour les PME.

Les dispositions incluses dans cette proposition de directive « riche » de près de 500 pages, imposeraient une très lourde charge administrative aux PME, à rebours de tous les grands discours actuels sur la simplification. Même si elles ne sont pas les premières visées, elles seraient mécaniquement affectées du fait de leur appartenance à une chaîne de valeur. Elles seraient contraintes d’effectuer un reporting à la demande de leurs partenaires commerciaux, sous peine d’être évincées des marchés.

Avec son approche répressive, la version actuelle du texte est totalement inadaptée aux entreprises, et aux PME en particulier : obligations floues, lourdes et irréalisables ; responsabilité juridique élargie et introduction d’un régime de responsabilité civile ; sanctions pécuniaires élevées, laissées au libre arbitre des Etats membres, ce qui introduirait immanquablement des distorsions de concurrence au sein même de l’Union européenne.

Le report du vote, vendredi 9 février, à l’initiative de la présidence belge, et avec l’appui de l’Allemagne dont il faut saluer la salutaire prise de conscience, démontre clairement que les préoccupations de la CPME et de la plupart de ses homologues européens sont justifiées. Il est regrettable que notre pays ne se soit pas inscrit dans la même ligne.

Quoi qu’il en soit, ce report est un premier pas. La directive européenne sur le devoir de vigilance ne doit pas être adoptée dans sa forme actuelle. 

La CPME demande donc instamment au gouvernement français de clarifier sa position lors du prochain COREPER (instance préparatoire du conseil des ministres de l’Union européenne) en n’apportant pas son soutien à cette proposition de directive et en réclamant une poursuite des discussions pour introduire des simplifications et des mesures d’accompagnement en faveur des PME. Il serait totalement incohérent de plaider en faveur de mesures de simplification en France et d’agir à Bruxelles pour complexifier davantage encore la vie des entreprises.

CAP FRANCE PME 2022-2027

La CPME formule 76 propositions pour placer la réussite des PME au cœur du prochain quinquennat. 

Ces propositions concrètes répondent à 5 axes stratégiques : 

  1. Construire la France de demain
  2. Valoriser le travail
  3. Accélérer & faciliter les transitions des PME
  4. Diffuser la culture PME
  5. Faire évoluer le modèle social français

Document utile : CPME – Livre blanc – Février 2022 ⤵️

MOBILISATION DE LA CPME : 31 MESURES OBTENUES EN 2023

MESURES ECONOMIQUES

COÛT DE L’ENERGIE 

  • Mise en place d’un tarif garanti de l’électricité, fixé à 280 € par mégawatt/heure en moyenne sur l’année 2023 pour les TPE qui ne sont pas éligibles au bouclier tarifaire et qui ont souscrit ou renouvelé un contrat de fourniture d’électricité au cours de l’année 2022
  • Prolongation de ce tarif pour certaines TPE-PME en 2024 qui sont contraintes par des contrats énergétiques encore très coûteux

FISCALITE

  • Contribution à l’élaboration de la loi industrie verte avec le crédit d’impôt
    « investissement industries vertes » (C3IV) qui devrait permettre de générer 23 Md€ d’investissements et la création de 40000 emplois directs d’ici 2030
  • Report d’un an de l’obligation de recourir à la facturation électronique dans les relations interentreprises. Les TPE-PME devaient être en mesure de recevoir et d’émettre leurs factures au format électronique le 1er juillet 2023, délai reporté d’un an afin de réussir cette réforme structurante
  • Prolongation du crédit d’impôt métiers d’art jusqu’à fin 2026 et maintien du dispositif d’IR-PME renforcé avec un volet innovation
  • Nouveau report de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels d’une année, à 2026, ce qui permettra à la CPME de travailler sur des évolutions permettant de rendre la réforme acceptable

COMMERCE

  • Report de la non-impression systématique des tickets de caisse au 1er août
  • Vol à l’étalage : mise en place d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD)

REFORME DES TRIBUNAUX DE COMMERCE

  • Suppression du dispositif d’échevinage qui était prévu dans le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de la Justice 2023-2027
  • Suppression, pour les PME, de la contribution financière pour l’accès à la justice économique

MESURES SOCIALES

COÛT DU TRAVAIL

  • Maintien des exonérations et des réductions de charges sociales en 2024 menacées par un coup de rabot
  • Abandon du projet de transfert de la charge des IJSS sur les employeurs

ASSURANCE-CHÔMAGE

  • Adaptation de la durée d’indemnisation en fonction de la conjoncture économique et de l’état du marché du travail : contracyclicité.
  • Présomption de démission en cas d’abandon de poste
  • Suppression de l’indemnisation d’assurance-chômage en cas de refus de deux CDI

PARTAGE DE LA VALEUR

  • Pérennisation du régime fiscal et social de la prime de partage de la valeur pour les PME au-delà du 31 décembre 2023
  • Possibilité du versement de 2 primes de partage de la valeur dans l’année
  • Rejet de la notion de dividende salarié

ACCORD INTERPROFESSIONNEL SUR LA TRANSITION ECOLOGIQUE

  • Volonté partagée d’exclure tout nouvel ajout de normes contraignantes pour les entreprises
  • Proposition de repères pratiques et juridiques pour accompagner les TPE-PME dans la transition écologique

REFORME DES RETRAITES

  • Rejet de toute augmentation du coût du travail pour financer les retraites
  • Obtention d’un niveau de retraite décent pour les travailleurs indépendants avec une carrière complète
  • Mise en place d’un fonds pour accompagner les employeurs dans le financement de la prévention de l’usure professionnelle de leurs salariés (le FIPU)
  • Exclusion de nouveaux critères de pénibilité

FORMATION PROFESSIONNELLE

  • Prolongation des aides aux employeurs pour les embauches en contrat de professionnalisation et d’apprentissage jusqu’à la fin du quinquennat (terme initial : le 31 décembre 2023)

DIALOGUE SOCIAL

Maintien de la possibilité pour les opérateurs de compétences (OPCO) de collecter les contributions conventionnelles de dialogue social

MESURES ENVIRONNEMENTALES

CSRD

  • Mise en place progressive de l’obligation de reporting selon la taille des entreprises. Ainsi par exemple, les PME cotées peuvent reporter de 2 ans la préparation et la soumission de leur rapport CSRD

EMBALLAGES, DECHETS D’EMBALLAGE

  • Prise en compte de spécificités sectorielles liées aux obligations de recyclage et de réemploi dans le cadre des discussions au Parlement européen :

    – Pour les spiritueux, les obligations de réemployer les bouteilles mises sur le marché ont été supprimées
    – Pour les emballages en bois léger, les obligations de recyclage ont également été supprimées

MESURES EUROPENNES & INTERNATIONALES

  • Entrée en vigueur du brevet à effet unitaire, réclamé de longue date par la CPME : un guichet unique d’enregistrement et des coûts réduits
  • Adoption du Data Act, qui améliore l’accès des PME aux données, notamment pour les services de réparation et d’entretien, pour une concurrence plus équitable, et supprime les principales barrières érigées par les fournisseurs dominants pour accéder plus facilement à des services de cloud concurrents

Suspension de la proposition Debra qui visait à favoriser le financement des entreprises par fonds propres, notamment par la limitation de la déductibilité fiscale des charges liées à l’emprunt.

Les 80 mesures de la CPME pour mettre fin à la complexité administrative

La complexité administrative et l’empilement des textes est un véritable fardeau pour les chefs d’entreprises de TPE-PME. 

Pour y faire face et mettre fin à cette complexité, la CPME a formulé 80 mesures de bon sens et à coût zéro pour les finances publiques.

Afin de permettre aux dirigeants de TPE-PME de se concentrer uniquement sur leur cœur d’activité et non pas sur de l’administratif, il est nécessaire de prendre des mesures de bon sens comme la mise en place du « test PME » qui permet d’expérimenter une norme dans nos entreprises avant l’entrée en vigueur d’un texte. La CPME prône ce test depuis de nombreuses années et le gouvernement s’est engagé à le mettre en œuvre lors de notre événement Impact PME, le 30 novembre dernier.

La CPME émet d’autres propositions simples et efficaces pour lutter contre l’inflation normative telles que :

  • Mettre en place un coffre-fort électronique qui permettrait d’éviter de demander aux entreprises les mêmes informations plusieurs fois, 
  • Réduire des délais de réponse administrative, 
  • Eviter la surtransposition de directives européennes, 
  • Généraliser la pratique du rescrit, …

En parallèle, il est nécessaire de simplifier et dématérialiser les procédures en matière fiscale, sociale, environnementale, pour les marchés publics ou la délivrance des documents d’urbanisme.

Pour en savoir plus, téléchargez le document de la CPME ⤵️

Enquête de conjoncture CPME

𝗥𝗲́𝗺𝘂𝗻𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲𝗮𝗻𝘁𝘀 : 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲𝗻𝗲𝘂𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝗰𝗶𝗻𝗾 𝗴𝗮𝗴𝗻𝗲 𝗺𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗦𝗠𝗜𝗖

La dernière enquête de la CPME révèle qu’un dirigeant de TPE PME sur cinq perçoit une rémunération mensuelle nette inférieure à un SMIC, soit moins de 1.400 euros.

La rémunération des autres entrepreneurs est :

👉 comprise entre 1.400 et 2.600 euros mensuels pour 31 % des répondants
👉 comprise entre 2.600 et 4.000 euros pour 25 % d’entre eux
👉 supérieure à 4.000 euros pour les 25% restants

Retrouver l’intégralité de l’enquête : https://swll.to/chTycA

Enquête de conjoncture CPME : la baisse d’activité

La dernière enquête de conjoncture réalisée par la CPME entre le 9 novembre et le 4 décembre 2023 auprès de 1418 dirigeants de TPE-PME, confirme la baisse de moral des entrepreneurs. Quasiment tous (91%) ressentent l’impact de l’inflation qui se traduit par une baisse des marges pour la moitié d’entre eux (49%), près de 7 dirigeants sur 10 (69%) étant « pris en sandwich » entre les augmentations de prix de leurs fournisseurs et la pression de leurs clients réclamant une diminution de leurs prix. 

Consulter l’enquête 👉 https://swll.to/zmJxxtM

Tribune CPME – MEDEF / France Industrie : Délais de paiement : quand l’Europe ignore la réalité des entreprises

Pour lutter contre les retards de paiement, la Commission européenne a récemment proposé de réduire le délai de règlement de 60 à 30 jours stricts.

François Asselin, Président de la CPME, Patrick Martin, Président du Mouvement des entreprises de France,  et Alexandre Saubot, Président de France Industrie ont donc décidé de cosigner une tribune pour dénoncer une mesure brutale qui sera lourde de conséquences pour les entreprises.

Vous trouverez ci-dessous cette tribune intitulée « Délais de paiement : quand l’Europe ignore la réalité des entreprises«