La CPME engage une nouvelle étape avec une direction renouvelée au service des entreprises et des entrepreneurs

Afin de porter plus fortement et plus efficacement la voix des entrepreneurs, dans un contexte économique et politique marqué par des transformations rapides, la CPME fait évoluer sa direction et engage une nouvelle étape de son développement.

Fidèle à l’esprit entrepreneurial qui caractérise son réseau, l’organisation fait le choix d’une gouvernance tournée vers l’action, en s’appuyant sur l’expérience d’un entrepreneur pour assurer le secrétariat général, et d’un dirigeant disposant d’une solide expérience des institutions et des relations avec les pouvoirs publics, pour exercer les fonctions de délégué général.

Sébastien Chapalain est nommé secrétaire général 

Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, lui confie la mission de piloter le développement de l’organisation et de son réseau territorial, de renforcer l’efficacité de son action au service des entrepreneurs, et d’accompagner la modernisation de l’organisation.

Fort de vingt-cinq ans d’expérience dans des fonctions de direction et de développement d’enseignes à forte implantation territoriale, Sébastien Chapalain a notamment exercé des responsabilités de direction au sein de Pizza Hut France, avant de diriger l’enseigne Class’croute, dont il a conduit la transformation stratégique. Plus récemment, il occupait les fonctions de directeur général associé de HopLunch.

Diplômé de l’IPAG Business School et titulaire d’un Executive Master d’HEC Paris, il dispose d’une solide expertise en matière de stratégie, de développement organisationnel et d’animation de réseaux.

Pierre Herrero est nommé délégué général

Pierre Herrero accompagnera le président de la CPME pour conforter et développer les relations de la Confédération avec les pouvoirs publics au plan local, national et européen. Il sera l’un des interlocuteurs privilégiés des fédérations professionnelles, mais aussi des organisations patronales départementales et régionales.

Fort d’une expérience dans l’univers public et parapublic, Pierre Herrero a exercé des responsabilités de direction de cabinet en collectivité territoriale (département de l’Essonne et du Territoire de Belfort) et dans l’audiovisuel (Ina et Medi 1 Sat), de conseiller spécial au ministère des Affaires étrangères et à la présidence de l’Assemblée nationale. Il a, par ailleurs, été conseiller parlementaire à la présidence de la République. Enfin, avant de rejoindre la CPME, il dirigeait les relations institutionnelles du groupe Bouygues.

Pierre Herrero est diplômé de l’Institut politique de Strasbourg et titulaire d’un troisième cycle en sciences politiques de Paris 1.

Communiqué de presse commun : Projet d’avenant assurance chômage ouvert à la signature

Au terme de cinq séances de négociation, un projet d’avenant à la convention d’assurance chômage est désormais ouvert à la signature. Il vient notamment modifier la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle individuelle, tout en préservant l’accès à ce dispositif, tant pour les salariés que pour les employeurs.

Les organisations patronales soulignent que cet avenant s’inscrit dans un contexte financier dégradé pour l’Unédic, avec près de 61 milliards d’euros d’endettement en 2026.

Ce texte renforce la logique de retour à l’emploi pour les bénéficiaires d’une rupture conventionnelle individuelle. A ce titre, il prévoit un accompagnement spécifique par les services de France Travail pour l’ensemble des bénéficiaires d’une rupture conventionnelle individuelle, en tenant compte de la situation particulière des demandeurs d’emploi de 55 ans et plus.

Par ailleurs, le projet d’avenant prévoit plusieurs pistes pour améliorer la gestion des indus en matière d’allocation chômage, dans une logique de plus grande efficience, et réaffirme la nécessité de modifier le règlement européen s’agissant des travailleurs frontaliers qui aujourd’hui pénalise l’équilibre des comptes de l’Unédic (les règles actuelles représentant un surcoût annuel de 850 millions).

A travers ce projet d’accord, les organisations patronales réaffirment ainsi leur attachement au pilotage paritaire de l’Unédic. 

Municipales 2026 – La CPME appelle les candidats à adopter le réflexe PME

À l’approche des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, la CPME dévoile « Adopter le réflexe PME », un recueil de 91 propositions concrètes pour faire de l’économie locale un pilier du mandat. Un message clair aux futurs élus : rien ne se fera sans les entrepreneurs. 

Artisans, commerçants, industriels, prestataires de services, professionnels libéraux sont au cœur de l’emploi, de l’attractivité et de la cohésion des territoires. Chaque décision locale a un impact économique. Il est temps d’en tirer toutes les conséquences. 

Pour bâtir ces propositions, la CPME a fait un choix simple : partir du terrain. Au mois de décembre dernier, une plateforme de contributions a été ouverte à l’ensemble des chefs d’entreprise. Résultat : 2 500 retours, qui ont nourri un socle de propositions immédiatement mobilisables par les communes et intercommunalités, fondées sur une méthode assumée : concertation en amont, stabilité des règles, suivi dans la durée.

Véritable plan d’actions, ces propositions s’accompagnent d’une charte d’engagements proposée à la signature des candidats partout en France par le réseau des CPME territoriales. Dix engagements précis, vérifiables, suivis et évalués pendant tout le mandat.

Les propositions de la CPME s’articulent autour de trois priorités structurantes pour les communes et les intercommunalités :

Renforcer l’attractivité territoriale et garantir une prospérité durable. 

L’une des mesures fortes proposées par la CPME est de mettre en place une concertation systématique en amont et pendant toute sa durée, pour toute décision municipale susceptible d’impacter les entreprises, afin de renforcer l’attractivité des territoires et la vitalité des centres-villes.

Faire grandir les PME et encourager l’entrepreneuriat dans les territoires. 

Parmi ses propositions clé, la CPME appelle à faire de l’achat public un levier de croissance en généralisant l’allotissement et en systématisant la pratique du sourcin lors de la rédaction du cahier des charges, pour ouvrir réellement la commande publique aux TPE-PME.

Accompagner les transitions écologique et numérique et les mettre au service des PME. 

Parce que l’intelligence artificielle doit être mise au service de l’efficacité publique et de la compétitivité locale, la CPME propose d’accélérer le déploiement du très haut débit et de la 5G, et de réunir collectivités et entreprises afin d’identifier les usages utiles de l’intelligence artificielle pour l’intercommunalité.

« Derrière toutes les transformations qui s’amorçent, la solution, c’est l’entreprise. Nous proposons un changement de paradigme : les élus doivent construire leur mandat avec les entrepreneurs et ainsi, favoriser l’économie locale. Adopter le réflexe PME, c’est servir sa commune. » déclare Amir Reza-Tofighi. 

« Certaines décisions peuvent être engagées dès les 100 premiers jours : lancer la concertation, nommer un référent entreprise, ouvrir la commande publique, sécuriser les délais de paiement et fixer une trajectoire fiscale claire. » souligne Xavier Douais, vice-président CPME en charge de la relation avec les élus locaux. 

Téléchargez le cahier de propositions CPME « Adopter le réflexe PME ».

Téléchargez la charte d’engagements CPME

La CPME salue la publication imminente de la Programmation pluriannuelle de l’énergie

Le Premier ministre a confirmé la publication prochaine du décret fixant la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE-3). La CPME s’en félicite, cette programmation étant attendue de longue date par les PME et les PMI.  

La PPE-3 jouera un rôle clé pour nos entreprises, sous réserve de garantir : 

  • Un cadre juridique et financier clair pour sécuriser les investissements des entreprises et les infrastructures et technologies nécessaires à la décarbonation. 
  • Une énergie compétitive et décarbonée, incluant des carburants alternatifs accessibles, essentielle pour soutenir l’activité économique et la transition énergétique des PME et des PMI. Car, sans énergie sécurisée, pas de production, sans énergie décarbonée, nulle transition et sans énergie compétitive, pas de croissance.
  • Des dispositions pérennes pour soutenir les entreprises porteuses de projets énergétiques décarbonés, dans tous les territoires.

La publication de la PPE-3 constitue une étape importante pour réussir la réindustrialisation, que la CPME soutient dans toutes les régions de France. Cette exigence de souveraineté énergétique et industrielle ne pourra toutefois produire ses effets que si elle s’accompagne d’une baisse durable et d’une meilleure prévisibilité des coûts de l’énergie, qui pénalisent de nombreux secteurs, plus encore à l’heure de l’extinction de l’ARENH.

La CPME salue également l’orientation assumée en faveur du nucléaire dans le cadre d’un mix énergétique réaffirmé pour répondre à la demande croissante en énergie décarbonée. Toutes les capacités de production doivent être pleinement mobilisées, notamment les installations photovoltaïques dans les bâtiments, dans un cadre lisible et stable pour se développer. Cette augmentation de la production d’énergie propre est indispensable pour électrifier les usages (bâtiments, transports, industrie) et sécuriser l’approvisionnement des secteurs stratégiques (datacenters). Ces enjeux sont cruciaux pour la compétitivité et le développement de nos entreprises.  

La CPME, qui a toujours plaidé pour une transition énergétique ambitieuse et pragmatique, redit sa disponibilité pour échanger avec les pouvoirs publics dès la publication du décret, et réaffirme son rôle de partenaire pour accompagner les PME dans cette transformation majeure, au service d’une économie durable, compétitive et souveraine.

La CPME réaffirme son attachement au débat d’idées et précise sa position sur la représentativité patronale

À la suite de publications faisant état d’une convergence entre la CPME et des responsables politiques sur une évolution des règles de la représentativité patronale, la CPME souhaite apporter une clarification.

La CPME a participé à un débat organisé par l’Institut La Boétie par conviction : le débat d’idées est indispensable pour faire avancer le pays. Dans un contexte économique et social tendu, nous estimons qu’il est de notre responsabilité d’aller débattre partout, y compris avec des interlocuteurs dont les positions sont parfois très éloignées des nôtres, notamment lorsqu’ils défendent des réponses fondées sur davantage d’impôts ou de contraintes pour les entreprises.

La CPME agit avec une ligne constante : défendre le monde de l’entrepreneuriat, en particulier les TPE-PME et les ETI, socle de l’économie productive, de l’emploi et de la cohésion territoriale. Le dialogue et la négociation sont au cœur de notre ADN.

S’agissant de la représentativité patronale, la CPME n’a pas porté de proposition de modification des règles dans le cadre de ce débat. Ce sujet, institutionnel et structurant, ne peut être traité ni dans un débat politique, ni à la marge d’un échange économique, mais relève d’un travail sérieux entre organisations patronales représentatives et les pouvoirs publics.

Enfin, la CPME rappelle qu’il n’existe pas de “petit patronat”, mais des entrepreneurs engagés, qui prennent des risques, créent de l’emploi et se battent chaque jour pour leur pays. Ils méritent d’être soutenus par l’ensemble de la classe politique, sans caricature ni instrumentalisation.

Hausse du chômage : à la veille de la conférence sociale, l’emploi paie la fin de la politique de l’offre

Les chiffres publiés aujourd’hui sur les inscrits à France Travail au quatrième trimestre 2025 confirment une dégradation de la situation de l’emploi : 3,35 millions de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A), soit +6,8 % sur un an (France hors Mayotte).

Pour la CPME, ces données traduisent une réalité sans appel : la fin de la politique de l’offre, concomitante aux ⁠incertitudes politiques et géopolitiques, gèle les décisions d’embauche, en particulier dans les PME, et entraîne l’augmentation des faillites d’entreprise. Autant de freins qui pénalisent directement les entreprises et transforment chaque embauche en prise de risque.

Demain, à l’ouverture des ateliers de la conférence Travail Emploi Retraites, cette alerte sur l’emploi appelle des réponses. Pour la CPME, ces travaux doivent permettre de rétablir rapidement un cap clair, vers plus de travail, plus de productivité pour tendre au plein emploi. 

Les attentes des PME sont identifiées : stabilité fiscale et réglementaire, allégement du coût du travail, prévention des défaillances, simplification et sécurisation des parcours professionnels. C’est ce que la CPME portera dès demain pour orienter le travail de la conférence sociale.

Budget 2026 : un budget de renoncement, soutenu par responsabilité

Le 19 janvier 2026, 

La CPME prend acte de la proposition finale de budget pour 2026. Dans un contexte d’instabilité politique, économique et internationale, la France a besoin d’un budget. C’est pourquoi, malgré de profonds désaccords sur le fond, la CPME appelle à son adoption, par sens des responsabilités.

Dans ce cadre, la CPME souligne que les TPE et PME ont globalement été protégées des hausses d’impôts, ce qui constitue un point positif et le fruit du dialogue engagé. L’absence de loi de finances prolongerait une incertitude préjudiciable pour les entreprises, l’emploi et l’investissement.

Pour autant, ce budget n’est pas un budget de redressement. C’est un budget de compromis fondé sur des renoncements, sans vision stratégique pour l’économie française. Le passage annoncé du déficit public de 5,4 % à 5 % du PIB constitue un ajustement, mais largement insuffisant au regard du décrochage de nos finances publiques.

La France demeure le pays aux impôts de production les plus élevés d’Europe. Le report, une nouvelle fois, de la baisse de la CVAE en est l’illustration. Cet impôt, dû indépendamment des résultats de l’entreprise, pénalise l’investissement, la compétitivité et l’emploi. On ne peut pas appeler à la réindustrialisation tout en maintenant les freins qui l’empêchent.

La reconduction de la surtaxe d’impôt sur les sociétés, pourtant présentée comme exceptionnelle, affaiblit la parole publique dans un contexte de fragilisation des entreprises. Si la CPME se félicite que le gouvernement ait renoncé à remettre en cause les allègements de charges, le coût du travail augmentera néanmoins en 2026, avec près de 1,5 milliard d’euros supplémentaires déjà programmés.

Le statu quo sur les retraites constitue un renoncement lourd de conséquences. En refusant toute réforme, on pousse le système dans le mur et on transmet aux jeunes un modèle social qui ne tiendra pas. Faute de responsabilisation et de dépenses mieux ciblées, les marges de manœuvre disparaissent et l’effort continue de peser principalement sur les actifs et les entreprises.

L’augmentation de la prime d’activité illustre la persistance d’un mauvais logiciel économique. Si l’objectif de mieux rémunérer le travail est partagé, il ne peut reposer durablement sur la dépense publique. Quand le coût du travail augmente, les salaires n’augmentent plus.

La CPME salue néanmoins le maintien de dispositifs essentiels à l’économie productive : le pacte Dutreil, la stabilité du régime fiscal des holdings, et une approche mesurée de la fiscalité du patrimoine, évitant à la France de s’isoler.

Une fois le budget adopté, la CPME prendra toute sa part pour rétablir la confiance et engager les réformes nécessaires. Mais ce budget ne peut être qu’une étape. 2027 devra être un moment de clarification.

Observatoire 2026 des entrepreneures : le plafond de verre coûte des centaines de milliards à la France

Le problème n’est plus l’émergence : c’est le passage à l’échelle. C’est la conclusion centrale de l’Observatoire 2026 « L’influence économique des entreprises dirigées par des femmes en France » . Les femmes dirigent 1,3 million d’entreprises, soit un quart (26%) du périmètre micro–PME–ETI, mais ne représentent que 12,45% du chiffre d’affaires, soit 403 milliards d’euros.

C’est deux fois moins, alors que ces entreprises affichent une meilleure rentabilité que celles dirigées par des hommes. Ce paradoxe n’est pas une question de performance. C’est une question d’accès aux opportunités de développement, donc à la croissance – avec à la clé un manque à gagner de plusieurs milliards pour l’économie française.

Cet Observatoire, construit à partir des données publiques de 200 000 entrepreneures, a été élaboré par Les Alfas de l’économie, une initiative de la CPME visant à rappeler la place essentielle des femmes dans l’économie, et à lever les verrous qui entravent leur développement.

Les entreprises dirigées par les femmes contribuent déjà de manière significative à l’économie nationale :

  • Plus d’un million de femmes dirigent une société,
  • Elles génèrent 1,62 million d’emplois,
  • Elles représentent plus de 40% des travailleurs indépendants,
  • Et un tiers des entreprises de la micro-entreprise à l’ETI.

Pourtant, la réalité économique est implacable : alors que les entreprises dirigées par des femmes génèrent 403 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, leur chiffre d’affaires moyen est 2,4 fois inférieur à celui des entreprises dirigées par des hommes. Le constat est similaire chez les travailleuses indépendantes : bien qu’elles représentent 42% des effectifs, elles ne génèrent qu’environ un tiers des revenus de cette catégorie. De plus, leurs revenus annuels peuvent être inférieurs de plus de 30% à ceux de leurs homologues masculins selon les secteurs et les statuts. 

L’Observatoire identifie différents obstacles structurels, dont :

  • Le financement bancaire : un handicap dès le départ. Les TPE dirigées par des femmes lèvent 25% de nouveaux crédits en moins que celles dirigées par des hommes. L’écart diminue quand l’entreprise grandit, mais le retard initial pénalise durablement la trajectoire de croissance.
     
  • Le capital-risque : un fossé abyssal. Si 20% des startups en France sont fondées par au moins une femme, le financement suit une logique nettement inégalitaire : le ticket moyen des équipes 100% féminines est inférieur de 77% à celui des équipes 100% masculines. Or le capital-risque est le carburant de l’hypercroissance de ces entreprises.
     
  • La complexité administrative : une double peine. Les femmes étant plus nombreuses à diriger des très petites entreprises, elles subissent davantage la surcharge administrative. À cela s’ajoute une charge mentale renforcée par la difficulté à articuler vie professionnelle et personnelle.

Face à cela, l’Observatoire propose des solutions concrètes :

  • Mesurer pour piloter : instaurer plus de transparence sur la performance économique des entreprises dirigées par des femmes, 
  • Accélérer le financement de la croissance : créer des dispositifs orientés vers le passage PME vers ETI,
  • Intégrer l’IA comme accélérateur : rendre l’intelligence artificielle systématique dans les dispositifs d’accompagnement dédiés aux femmes,
  • Créer un statut spécifique dans les dispositifs publics de garde d’enfants, pour accompagner concrètement les entrepreneures, sans discrimination.

Fariha Shah, vice-présidente de la CPME en charge de l’entrepreneuriat au féminin et fondatrice de Cominty.AI, conclut : « L’ère de la justification est terminée. Place à l’ère de l’accélération. Cet observatoire n’est pas une fin en soi, mais une invitation à bâtir ensemble un avenir où le talent et l’ambition sont les seuls critères qui comptent. »

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 : réaction de la CPME

La CPME salue un vote qui apporte de la stabilité, mais regrette un débat sans courage ni vision. Elle prend acte de l’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) par l’Assemblée nationale. Dans un contexte politique fragile, ce vote vaut mieux qu’un blocage institutionnel, même si le processus législatif se poursuit désormais au Sénat.

Alors que la France fait face à un niveau de dépenses publiques inédit et à un déficit structurel qui menace la soutenabilité de notre modèle social, toutes les pistes de réformes structurelles ont été retirées les unes après les autres : maîtrise de la dépense, meilleure efficience du système de santé, responsabilité dans l’évolution des retraites…

Le résultat est clair : un vote qui rassure à court terme, mais qui ne prépare en rien l’avenir du pays.

Cette situation illustre une nouvelle fois l’incapacité de l’Assemblée nationale à construire un débat lucide, responsable et tourné vers le long terme. Pourtant, c’est ce qu’attendent les chefs d’entreprise de tout le pays.

La CPME le redit fermement : les allègements de charges ne sont ni un avantage, ni une niche. Ils compensent un coût du travail parmi les plus élevés d’Europe. Toute remise en cause de ces dispositifs reviendrait à alourdir le coût du travail, affaiblir la compétitivité des TPE-PME et faire les poches des salariés, car les entreprises n’auraient d’autre choix que de réduire leur capacité à augmenter les rémunérations.

Les dirigeants de TPE et PME ne demandent pas des incantations : ils demandent un cadre lisible, stable et prévisible. Sans cela, pas d’investissement, pas de recrutement, pas d’innovation.

La France ne pourra pas retrouver le chemin du redressement sans une diminution de la dépense publique, des réformes courageuses et une politique assumée de soutien à l’emploi et à la compétitivité.

La CPME poursuivra ses échanges avec le Sénat pour défendre une trajectoire budgétaire responsable, fondée sur la stabilité du coût du travail, la lutte contre les dérives de dépenses incontrôlées, et la modernisation de notre modèle social.

Remise en cause du Pacte Dutreil : arrêtez de jouer avec l’avenir de nos entreprises !

Le 28 octobre 2025, 

Le vieillissement des dirigeants s’accélère. 25% d’entre eux ont plus de 60 ans. Les chiffres sont sans appel : 700 000 entreprises sont à transmettre dans les 10 ans à venir. Les enjeux sont colossaux en termes de création de richesses, de préservation des emplois et du tissu économique local. Et pourtant, le nombre de transmissions est en baisse.

C’est dans ce contexte que certains souhaitent remettre en question le Pacte Dutreil en mettant en avant le coût de l’avantage fiscal que constitue l’exonération partielle de droits de droits de succession ou de donation. Ils oublient qu’en contrepartie, les titres de la société sont soumis à un engagement de conservation pendant 6 ans, ce qui représente une contrainte réelle pour les familles qui souhaitent, avant tout, assurer la pérennité de leur entreprise.

Le Pacte Dutreil constitue un outil essentiel pour les entreprises familiales. Le supprimer serait une condamnation à mort pour des milliers de PME.

S’en prendre à ce dispositif c’est aller à l’inverse du bon sens, et privilégier le court terme sans voir les conséquences désastreuses sur le tissu économique français.  La CPME met les parlementaires en garde et les alerte sur la responsabilité qui est la leur.

En pointant du doigt les quelques effets d’aubaine, pourtant faciles à corriger, ils menacent de gravement déstabiliser le tissu économique français pour les années à venir. La France ne peut se payer le luxe d’envoyer un tel signal au monde entrepreneurial qui menace d’imploser sous le poids des impôts, taxes et contraintes administratives. Le prix à payer serait sans commune mesure avec le rendement fiscal attendu.