Hausse du chômage : à la veille de la conférence sociale, l’emploi paie la fin de la politique de l’offre

Les chiffres publiés aujourd’hui sur les inscrits à France Travail au quatrième trimestre 2025 confirment une dégradation de la situation de l’emploi : 3,35 millions de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A), soit +6,8 % sur un an (France hors Mayotte).

Pour la CPME, ces données traduisent une réalité sans appel : la fin de la politique de l’offre, concomitante aux ⁠incertitudes politiques et géopolitiques, gèle les décisions d’embauche, en particulier dans les PME, et entraîne l’augmentation des faillites d’entreprise. Autant de freins qui pénalisent directement les entreprises et transforment chaque embauche en prise de risque.

Demain, à l’ouverture des ateliers de la conférence Travail Emploi Retraites, cette alerte sur l’emploi appelle des réponses. Pour la CPME, ces travaux doivent permettre de rétablir rapidement un cap clair, vers plus de travail, plus de productivité pour tendre au plein emploi. 

Les attentes des PME sont identifiées : stabilité fiscale et réglementaire, allégement du coût du travail, prévention des défaillances, simplification et sécurisation des parcours professionnels. C’est ce que la CPME portera dès demain pour orienter le travail de la conférence sociale.

Budget 2026 : un budget de renoncement, soutenu par responsabilité

Le 19 janvier 2026, 

La CPME prend acte de la proposition finale de budget pour 2026. Dans un contexte d’instabilité politique, économique et internationale, la France a besoin d’un budget. C’est pourquoi, malgré de profonds désaccords sur le fond, la CPME appelle à son adoption, par sens des responsabilités.

Dans ce cadre, la CPME souligne que les TPE et PME ont globalement été protégées des hausses d’impôts, ce qui constitue un point positif et le fruit du dialogue engagé. L’absence de loi de finances prolongerait une incertitude préjudiciable pour les entreprises, l’emploi et l’investissement.

Pour autant, ce budget n’est pas un budget de redressement. C’est un budget de compromis fondé sur des renoncements, sans vision stratégique pour l’économie française. Le passage annoncé du déficit public de 5,4 % à 5 % du PIB constitue un ajustement, mais largement insuffisant au regard du décrochage de nos finances publiques.

La France demeure le pays aux impôts de production les plus élevés d’Europe. Le report, une nouvelle fois, de la baisse de la CVAE en est l’illustration. Cet impôt, dû indépendamment des résultats de l’entreprise, pénalise l’investissement, la compétitivité et l’emploi. On ne peut pas appeler à la réindustrialisation tout en maintenant les freins qui l’empêchent.

La reconduction de la surtaxe d’impôt sur les sociétés, pourtant présentée comme exceptionnelle, affaiblit la parole publique dans un contexte de fragilisation des entreprises. Si la CPME se félicite que le gouvernement ait renoncé à remettre en cause les allègements de charges, le coût du travail augmentera néanmoins en 2026, avec près de 1,5 milliard d’euros supplémentaires déjà programmés.

Le statu quo sur les retraites constitue un renoncement lourd de conséquences. En refusant toute réforme, on pousse le système dans le mur et on transmet aux jeunes un modèle social qui ne tiendra pas. Faute de responsabilisation et de dépenses mieux ciblées, les marges de manœuvre disparaissent et l’effort continue de peser principalement sur les actifs et les entreprises.

L’augmentation de la prime d’activité illustre la persistance d’un mauvais logiciel économique. Si l’objectif de mieux rémunérer le travail est partagé, il ne peut reposer durablement sur la dépense publique. Quand le coût du travail augmente, les salaires n’augmentent plus.

La CPME salue néanmoins le maintien de dispositifs essentiels à l’économie productive : le pacte Dutreil, la stabilité du régime fiscal des holdings, et une approche mesurée de la fiscalité du patrimoine, évitant à la France de s’isoler.

Une fois le budget adopté, la CPME prendra toute sa part pour rétablir la confiance et engager les réformes nécessaires. Mais ce budget ne peut être qu’une étape. 2027 devra être un moment de clarification.

Observatoire 2026 des entrepreneures : le plafond de verre coûte des centaines de milliards à la France

Le problème n’est plus l’émergence : c’est le passage à l’échelle. C’est la conclusion centrale de l’Observatoire 2026 « L’influence économique des entreprises dirigées par des femmes en France » . Les femmes dirigent 1,3 million d’entreprises, soit un quart (26%) du périmètre micro–PME–ETI, mais ne représentent que 12,45% du chiffre d’affaires, soit 403 milliards d’euros.

C’est deux fois moins, alors que ces entreprises affichent une meilleure rentabilité que celles dirigées par des hommes. Ce paradoxe n’est pas une question de performance. C’est une question d’accès aux opportunités de développement, donc à la croissance – avec à la clé un manque à gagner de plusieurs milliards pour l’économie française.

Cet Observatoire, construit à partir des données publiques de 200 000 entrepreneures, a été élaboré par Les Alfas de l’économie, une initiative de la CPME visant à rappeler la place essentielle des femmes dans l’économie, et à lever les verrous qui entravent leur développement.

Les entreprises dirigées par les femmes contribuent déjà de manière significative à l’économie nationale :

  • Plus d’un million de femmes dirigent une société,
  • Elles génèrent 1,62 million d’emplois,
  • Elles représentent plus de 40% des travailleurs indépendants,
  • Et un tiers des entreprises de la micro-entreprise à l’ETI.

Pourtant, la réalité économique est implacable : alors que les entreprises dirigées par des femmes génèrent 403 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, leur chiffre d’affaires moyen est 2,4 fois inférieur à celui des entreprises dirigées par des hommes. Le constat est similaire chez les travailleuses indépendantes : bien qu’elles représentent 42% des effectifs, elles ne génèrent qu’environ un tiers des revenus de cette catégorie. De plus, leurs revenus annuels peuvent être inférieurs de plus de 30% à ceux de leurs homologues masculins selon les secteurs et les statuts. 

L’Observatoire identifie différents obstacles structurels, dont :

  • Le financement bancaire : un handicap dès le départ. Les TPE dirigées par des femmes lèvent 25% de nouveaux crédits en moins que celles dirigées par des hommes. L’écart diminue quand l’entreprise grandit, mais le retard initial pénalise durablement la trajectoire de croissance.
     
  • Le capital-risque : un fossé abyssal. Si 20% des startups en France sont fondées par au moins une femme, le financement suit une logique nettement inégalitaire : le ticket moyen des équipes 100% féminines est inférieur de 77% à celui des équipes 100% masculines. Or le capital-risque est le carburant de l’hypercroissance de ces entreprises.
     
  • La complexité administrative : une double peine. Les femmes étant plus nombreuses à diriger des très petites entreprises, elles subissent davantage la surcharge administrative. À cela s’ajoute une charge mentale renforcée par la difficulté à articuler vie professionnelle et personnelle.

Face à cela, l’Observatoire propose des solutions concrètes :

  • Mesurer pour piloter : instaurer plus de transparence sur la performance économique des entreprises dirigées par des femmes, 
  • Accélérer le financement de la croissance : créer des dispositifs orientés vers le passage PME vers ETI,
  • Intégrer l’IA comme accélérateur : rendre l’intelligence artificielle systématique dans les dispositifs d’accompagnement dédiés aux femmes,
  • Créer un statut spécifique dans les dispositifs publics de garde d’enfants, pour accompagner concrètement les entrepreneures, sans discrimination.

Fariha Shah, vice-présidente de la CPME en charge de l’entrepreneuriat au féminin et fondatrice de Cominty.AI, conclut : « L’ère de la justification est terminée. Place à l’ère de l’accélération. Cet observatoire n’est pas une fin en soi, mais une invitation à bâtir ensemble un avenir où le talent et l’ambition sont les seuls critères qui comptent. »

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2026 : réaction de la CPME

La CPME salue un vote qui apporte de la stabilité, mais regrette un débat sans courage ni vision. Elle prend acte de l’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) par l’Assemblée nationale. Dans un contexte politique fragile, ce vote vaut mieux qu’un blocage institutionnel, même si le processus législatif se poursuit désormais au Sénat.

Alors que la France fait face à un niveau de dépenses publiques inédit et à un déficit structurel qui menace la soutenabilité de notre modèle social, toutes les pistes de réformes structurelles ont été retirées les unes après les autres : maîtrise de la dépense, meilleure efficience du système de santé, responsabilité dans l’évolution des retraites…

Le résultat est clair : un vote qui rassure à court terme, mais qui ne prépare en rien l’avenir du pays.

Cette situation illustre une nouvelle fois l’incapacité de l’Assemblée nationale à construire un débat lucide, responsable et tourné vers le long terme. Pourtant, c’est ce qu’attendent les chefs d’entreprise de tout le pays.

La CPME le redit fermement : les allègements de charges ne sont ni un avantage, ni une niche. Ils compensent un coût du travail parmi les plus élevés d’Europe. Toute remise en cause de ces dispositifs reviendrait à alourdir le coût du travail, affaiblir la compétitivité des TPE-PME et faire les poches des salariés, car les entreprises n’auraient d’autre choix que de réduire leur capacité à augmenter les rémunérations.

Les dirigeants de TPE et PME ne demandent pas des incantations : ils demandent un cadre lisible, stable et prévisible. Sans cela, pas d’investissement, pas de recrutement, pas d’innovation.

La France ne pourra pas retrouver le chemin du redressement sans une diminution de la dépense publique, des réformes courageuses et une politique assumée de soutien à l’emploi et à la compétitivité.

La CPME poursuivra ses échanges avec le Sénat pour défendre une trajectoire budgétaire responsable, fondée sur la stabilité du coût du travail, la lutte contre les dérives de dépenses incontrôlées, et la modernisation de notre modèle social.

Remise en cause du Pacte Dutreil : arrêtez de jouer avec l’avenir de nos entreprises !

Le 28 octobre 2025, 

Le vieillissement des dirigeants s’accélère. 25% d’entre eux ont plus de 60 ans. Les chiffres sont sans appel : 700 000 entreprises sont à transmettre dans les 10 ans à venir. Les enjeux sont colossaux en termes de création de richesses, de préservation des emplois et du tissu économique local. Et pourtant, le nombre de transmissions est en baisse.

C’est dans ce contexte que certains souhaitent remettre en question le Pacte Dutreil en mettant en avant le coût de l’avantage fiscal que constitue l’exonération partielle de droits de droits de succession ou de donation. Ils oublient qu’en contrepartie, les titres de la société sont soumis à un engagement de conservation pendant 6 ans, ce qui représente une contrainte réelle pour les familles qui souhaitent, avant tout, assurer la pérennité de leur entreprise.

Le Pacte Dutreil constitue un outil essentiel pour les entreprises familiales. Le supprimer serait une condamnation à mort pour des milliers de PME.

S’en prendre à ce dispositif c’est aller à l’inverse du bon sens, et privilégier le court terme sans voir les conséquences désastreuses sur le tissu économique français.  La CPME met les parlementaires en garde et les alerte sur la responsabilité qui est la leur.

En pointant du doigt les quelques effets d’aubaine, pourtant faciles à corriger, ils menacent de gravement déstabiliser le tissu économique français pour les années à venir. La France ne peut se payer le luxe d’envoyer un tel signal au monde entrepreneurial qui menace d’imploser sous le poids des impôts, taxes et contraintes administratives. Le prix à payer serait sans commune mesure avec le rendement fiscal attendu.

Rejet du texte Omnibus I : la CPME dénonce un coup d’arrêt à la simplification européenne

Le 23 octobre 2025,

La CPME tire la sonnette d’alarme après le rejet du texte Omnibus I par le Parlement européen, le 22 octobre. Ce vote, loin d’être anodin, envoie un signal alarmant aux petites et moyennes entreprises, déjà étouffées par l’instabilité politique et submergées par une inflation normative sans précédent.

« La simplification n’est pas un luxe, c’est une nécessité vitale pour la compétitivité de nos entreprises », rappelle la CPME. Chaque retard législatif se traduit par plus d’incertitude, plus de coûts, et moins de croissance. Et les promesses faites par les institutions européennes en la matière tardent à se concrétiser.

Un revers pour la simplification et la compétitivité

Le texte Omnibus I portait une ambition simple : rendre l’environnement réglementaire européen lié au reporting plus lisible et plus accessible, avec des solutions protectrices pour les PME, loin des dispositifs pensés pour les seuls grands groupes. S’il ne répondait pas à toutes les attentes, il constituait une avancée concrète vers plus de clarté et de sécurité juridique pour les PME.

Son rejet ouvre la voie à un texte qui, par le jeu des amendements, risque de devenir incohérent, inapplicable et inadapté aux réalités des petites et moyennes entreprises.

Les PME, premières victimes de la cacophonie européenne

Les grands groupes peuvent absorber la complexité ; les PME, elles, la subissent. Chaque nouveau report, chaque amendement contradictoire, chaque compromis politique mal ficelé alourdit les charges, freine l’investissement et décourage l’emploi. Nos entreprises n’ont plus les moyens de s’adapter en permanence à des règles mouvantes qui ignorent leurs réalités de terrain.

La CPME appelle à un sursaut de responsabilité

La Confédération des PME appelle solennellement les députés européens à faire preuve de responsabilité et à trouver rapidement une voie de compromis pour permettre l’ouverture des négociations avec le Conseil de l’UE et adopter rapidement Omnibus I.

L’Europe doit cesser d’être le continent de la complexité et du renoncement. La simplification doit redevenir un instrument de souveraineté économique, au service de la compétitivité de nos entreprises, et non un slogan sans lendemain.

Déclaration de politique générale et présentation du budget : la France ne se redressera pas en augmentant les impôts

Le 15 octobre 2025, 

La CPME prend acte de la déclaration de politique générale du Premier ministre et de la présentation du projet de budget pour 2026.

Si certaines orientations vont dans le bon sens – notamment la reprise de la baisse de la CVAE, réclamée de longue date par la CPME – le cadre global du budget inquiète profondément les chefs d’entreprise.

Plus de 10 milliards d’euros de nouveaux impôts et taxes frapperont les entreprises et les entrepreneurs. Ce choix est incompréhensible dans un contexte où les défaillances d’entreprises ont atteint en septembre leur plus haut niveau depuis 2009.

Au lieu de relancer la production et la compétitivité, ce budget accroît le coût du travail, fragilisant à la fois les entreprises et le pouvoir d’achat des salariés. 

Certaines mesures concernant l’Outre-mer viennent encore fragiliser des territoires déjà durement touchés sur le plan économique et social.

Surtout, la France ne résoudra pas ses déséquilibres structurels sans réduire le train de vie de l’État. Chercher à augmenter les recettes tout en refusant de baisser les dépenses est contre-productif : cela altère la croissance et affaiblit la compétitivité de notre économie.

Concernant la suspension de la réforme des retraites, la CPME comprend la nécessité de trouver un compromis pour assurer la stabilité politique. Mais ce signal est dangereux : laisser croire qu’on peut travailler moins et sauver notre système de retraites, c’est mentir aux Français. Le problème du financement demeure entier : reporter les décisions, c’est reporter la facture sur les générations futures.

La CPME appelle le gouvernement et les parlementaires à faire des choix de responsabilité :

– Améliorer l’efficience de la dépense publique,

– Alléger le poids des charges sur les entreprises et les actifs,

– Favoriser la production et l’investissement en France,

– Et simplifier la vie des entreprises, au lieu de la complexifier et de l’alourdir.

La France doit retrouver un cap de croissance : c’est la seule voie pour relever les défis du pays, restaurer la confiance et redonner de la fierté à ceux qui entreprennent, produisent et travaillent.

Communiqué de presse : Semaine du logement 2025

Au printemps 2025 les intentions de recrutement des entreprises dépassaient 2,4 millions d’emplois. France Travail notait toutefois dans sa même infographie d’avril 2025 que celles-ci estimaient un projet d’embauche sur deux difficile à réaliser. En cause bien trop souvent, le logement, un des principaux freins invoqués par les candidats eux-mêmes. Une contrainte accentuée par la baisse continue de constructions neuves depuis 2017, malgré la stabilisation observée en 2025.

Dans ce contexte de pénurie accentuée de l’offre de logements les partenaires sociaux d’Action Logement ont réaffirmé toute leur mobilisation. Ainsi, en 2024, les 45 filiales immobilières d’Action Logement ont augmenté de plus de 20% les mises en chantier et ont obtenu plus de 41 800 autorisations à construire des logements abordables et durables au plus près des bassins d’emplois.  

La difficulté à se loger des salariés en mobilité, notamment des saisonniers, impacte fortement l’emploi des plus jeunes et des plus précaires. Trouver des solutions adaptées à chaque situation et à chaque territoire représente donc un des enjeux majeurs que se sont fixé les partenaires sociaux d’Action Logement pour répondre aux besoins des entreprises. Qu’ils soient du secteur agricole ou non agricole, les 500 000 à 700 000 emplois saisonniers à pourvoir chaque année représentent un maillon essentiel de la performance économique des entreprises et du parcours professionnel.

La CPME et l’ensemble des partenaires sociaux ont confié à Action Logement la mission de déployer des aides innovantes et adaptées telles que :

  • Bénéficier d’une caution locative gratuite, avec la garantie Visale, accessible depuis juin 2024 aux travailleurs saisonniers ;
  • Financer le montant du dépôt de garantie, grâce à l’AVANCE LOCA-PASS et à l’AVANCE AGRI LOCA-PASS ;
  • Identifier une solution-logement avec la plateforme de logement temporaire d’Action Logement ; une offre vaste de logements entièrement meublés, temporaires, adaptés à chaque profil et à la durée du travail saisonnier ou de la mission (de quelques semaines à deux ans) ;
  • Bénéficier d’une aide de 150 € par mois pour alléger les frais d’hébergement, grâce à l’aide à l’hébergement pour les saisonniers agricoles ;
  • Trouver une solution logement avantageuse et adaptée grâce aux innovations et partenariats développés par Action Logement (colocations et solutions intergénérationnelles par exemple).

Parce qu’Action Logement répond aux besoins de tous les territoires et de tous les salariés, des solutions spécifiques ont été mises en œuvre en complément pour les jeunes actifs non saisonniers, en mission de courte durée, en période d’essai ou de contrat à durée déterminée. La nouvelle plateforme de logement abordable d’Action Logement leur offre une alternative efficace pour concilier mobilité géographique, besoin d’orientation et de solutions réactives. Avec sa filiale In’li, dédiée au logement intermédiaire et forte de 49 000 logements, Action Logement témoigne d’un savoir-faire en cohérence avec sa mission d’utilité sociale.

Pour les petites et moyennes entreprises, la diversité des solutions proposées répond à leurs enjeux de dynamisme.

La CPME nationale et ses Unions régionales et des Départements et régions d’Outre-mer ont à cœur de les partager avec l’ensemble des entreprises du 13 au 17 octobre 2025. En partenariat avec Action Logement, elles sont fières de convier les chefs d’entreprises à la 9ème édition de la Semaine du Logement.

Pour cette nouvelle édition, Action Logement et la CPME Var ont réalisé un focus sur le logement saisonnier par le biais d’un reportage et d’un entretien avec Didier Raffo, directeur départemental.

En savoir plus : retrouvez les fiches pratiques sur les aides et dispositifs d’Action Logement pour attirer et fidéliser vos collaborateurs sur notre site Guides – Salarié secteur privé | Action Logement

Réaction de la CPME à la nomination de Sébastien Lecornu en tant que Premier ministre

Communiqué de presse CPME Var : Gouvernement

La CPME se félicite de la nomination rapide d’un nouveau chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, à qui elle souhaite plein succès, dans l’intérêt de la France.

Sébastien Lecornu est un homme d’expérience qui connaît bien les différentes arcanes gouvernementales et parlementaires et notre Confédération peut témoigner de ses qualités d’écoute et de son pragmatisme. Son parcours lui sera utile pour réunir une majorité et faire voter le budget dont notre pays a besoin.

La CPME attend du nouveau gouvernement une baisse de la dépense publique et l’engagement d’une vraie réforme de l’action publique en posant, par exemple, la question des effectifs de la fonction publique ou du mille-feuille administratif. Il sera, parallèlement, impératif de prendre des mesures pour relancer la croissance en diminuant le fardeau administratif ou en créant les conditions permettant de relancer la production en France.

Le sujet n’est donc pas celui de la composition du gouvernement mais celui de la politique à mettre en œuvre qui ne devra pas, de manière directe ou indirecte, augmenter le coût du travail ou les prélèvements obligatoires mais au contraire rétablir un climat de confiance vis-à-vis du monde entrepreneurial. Il est donc à souhaiter que le sens du bien commun l’emporte sur les calculs politiciens et permette enfin de faire avancer la France.

La CPME appelle l’ensemble des partis politiques à faire le choix de la France en défendant un budget qui protège les entreprises, afin de ne pas fragiliser notre tissu économique sur les territoires. Protéger les entreprises françaises, c’est protéger les salariés qui y travaillent.

Accord commercial US-Europe : une fausse bonne nouvelle !

L’accord US-Europe sur les taxes douanières apportera une forme de visibilité aux entreprises, mais les conséquences seront très négatives pour l’économie française et auront des répercussions désastreuses pour des milliers de PME.

De nombreux points restent cependant à éclaircir, en particulier sur le périmètre d’application de ces taxes et les secteurs concernés, pour lesquels les premières déclarations sont contradictoires.

Instaurer des droits de douane généralisés à hauteur de 15 % se traduirait par une augmentation des taxes douanières de plus de 1,8 milliard d’euros sur un total de près de 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisé par les entreprises françaises, à l’export vers les Etats-Unis. Et cela sans compter la baisse récente de plus de 10 % de la parité euro/dollar qui, en pratique, vient également renchérir les coûts des produits français !

L’accès au marché américain sera donc plus difficile et plus cher pour les entreprises françaises désormais encore moins compétitives et, singulièrement, pour les PME qui, contrairement à certains grands groupes, n’ont pas la capacité de négocier des « accords de prix minimum » avec le gouvernement américain.

Eviter une escalade dans la guerre commerciale que voulait nous imposer le Président américain était une nécessité, mais le prix à payer dépasse les limites du raisonnable.

La leçon à en tirer est simple : l’Europe doit désormais cesser de tergiverser et se donner les moyens de reconstruire sa souveraineté économique, agricole, énergétique, technologique, militaire et numérique.

Mais elle doit aussi remettre au cœur de ses priorités l’agenda de simplification et de compétitivité. Trop souvent, les normes excessives, la complexité administrative et la surtransposition minent la capacité de nos entreprises à affronter la concurrence internationale.

On ne construit pas la souveraineté économique avec plus de règles, mais avec plus d’efficacité.